
«Silent Hill Townfall» : deux protagonistes, des zombies et beaucoup d'infiltration
«Silent Hill: Townfall» revient à ses racines horrifiques et se concentre sur un mélange d'énigmes et de phases d'infiltration dans une ville brumeuse. Le protagoniste, Simon, n'y reste pas seul très longtemps.
Après les premières bandes-annonces et les sessions de jeu, j'étais certain d'une chose : dans « Silent Hill: Townfall », j'incarnerais Simon, qui se faufile à travers le brouillard dans la ville côtière de St. Amelia.
Afin de ne rien divulgâcher, je resterai aussi vague que possible dans ce texte – si vous souhaitez découvrir le jeu sans rien savoir, revenez après le générique. Ce que je ne savais pas avant ma version de test : ce n'est que la moitié de la vérité !
En plus de Simon, je me glisse dans la peau d'une autre personne pour vivre les événements de la ville de son point de vue.
Simon dit : Zoe, où es-tu ?
Au début du jeu, je me réveille dans le rôle de Simon en périphérie de la ville et j'explore la zone autour du port. St. Amelia est déjà totalement enveloppée dans le brouillard éponyme et semble déserte. Des affiches indiquent que les réserves seront bientôt épuisées, que les habitants sont évacués et que les services médicaux rencontrent de graves problèmes.

Une visite chez le médecin serait certainement utile pour Simon, car une canule et un tuyau de perfusion sont fixés sur le dos de sa main. Le protagoniste, souffrant d'amnésie, prend les choses avec philosophie, tout comme les événements qui se déroulent en ville. Les créatures de l'ombre aux longues jambes qui errent dans le brouillard et les monstres qui l'assomment en quelques coups sont acceptés sans poser de questions. J'accepte donc moi aussi sa résignation et je me lance dans l'aventure.
Simon doit retrouver l'infirmière Zoe pour en savoir plus sur les événements survenus à St. Amelia. Pour cela, je suis des indices et je résous des énigmes à travers la ville afin de suivre sa trace. À peine l'ai-je trouvée que « Silent Hill: Townfall » change complètement de perspective et je me glisse dans le rôle de Zoe.

Tout au long du jeu, je bascule automatiquement entre les protagonistes à des moments précis de l'histoire. Les deux intrigues convergent, mais ne se déroulent pas en parallèle. Les événements que je vis avec Zoe se sont déjà produits depuis longtemps pour Simon et fournissent des indices précieux pour la suite du jeu.
Protagoniste n°1 – Simon
Simon manque de souvenirs, mais pas de force. Il ramasse des planches ou des tuyaux qui traînent pour combattre les monstres. La mécanique de combat se limite à frapper et bloquer simplement. Comme les objets s'usent au combat, ce n'est pas une solution durable. Plus tard, j'obtiens une arme à feu, extrêmement efficace mais aussi très bruyante, ce qui attire d'autres ennemis. Sans parler de la pénurie de munitions dans le jeu.
Simon n'est pas un super-héros à la peau d'acier. Quelques coups suffisent à le mettre à terre. J'évite autant que possible tout affrontement direct avec les ennemis. « Silent Hill: Townfall » mise sur un système d'infiltration. Des objets comme des briques et des bouteilles peuvent être utilisés pour distraire les ennemis, comme c'est souvent le cas dans le genre, et de nombreuses armoires servent de cachettes.
Les ennemis, pour la plupart semblables à des zombies, sont sensibles au bruit et se précipitent immédiatement si je cours ou si j'apparais dans leur champ de vision. Un grondement de tonnerre sert de signal acoustique indiquant que j'ai été repéré et que je suis poursuivi. Si je parviens à me cacher assez rapidement dans une armoire, les ennemis abandonnent la poursuite de Simon en quelques secondes. Au début, j'ai qualifié ce système d'« IA stupide », mais avec le temps, il s'avère que je n'aurais aucune chance autrement.

Protagoniste n°2 : Zoe
Peu après m'être glissé dans le rôle de Zoe, je découvre qu'elle est infirmière à St. Amelia. Elle a vécu la catastrophe, quelle qu'elle soit, depuis le début. Il devient vite clair que Zoe a un lien avec Simon, que je ne décrirai pas plus en détail pour éviter les spoilers.

Zoe se joue différemment de Simon. Elle ne peut pas utiliser d'armes et doit se faufiler très silencieusement dans la ville. Dans un hôpital, cette mécanique est poussée à son paroxysme. Pour trouver les objets nécessaires, je dois fouiller chaque chambre de la clinique tout en évitant les ennemis. Analyser les schémas de déplacement des ennemis et se faufiler devant eux est amusant dans les trois premières pièces. Après une demi-aile avec d'innombrables chambres, cela devient une corvée et étire inutilement la durée du jeu.
Mon temps de jeu en tant qu'infirmière ouvre non seulement une nouvelle perspective, mais aussi de nouveaux aspects de gameplay. Conformément à sa profession, je me retrouve par exemple plus tard dans une salle d'opération et dois, sous les instructions d'un médecin au téléphone, soigner un patient. Analyser des radiographies, mesurer le taux d'oxygène dans le sang et même intuber font partie du jeu.
Retour aux sources
« Silent Hill: Townfall » revient aux racines de la série avec ses mécaniques de jeu et met l'accent sur les énigmes en plus de l'infiltration. Les deux personnages sont presque en permanence confrontés à des tâches à résoudre en combinant des indices. Les énigmes sont variées : parfois, il faut analyser des vidéos et trouver des combinaisons de chiffres. Ailleurs, je place des objets sur une balance ou je combine des informations pour effectuer une transfusion sanguine.
Il n'y a pas de marqueurs de quête ou d'instructions précises. Je dois découvrir moi-même où trouver les prochains indices ou objets nécessaires. Pour cela, je lis les documents qui traînent, j'observe attentivement le mobilier dans les maisons et je compose des numéros de téléphone que je trouve à différents endroits de St. Amelia au fil du jeu. Cela renforce le sentiment d'être livré à soi-même.

Les deux personnages sont équipés d'un appareil portable qui aide à résoudre les énigmes et à détecter les ennemis. Simon possède un CRTV (une sorte de téléviseur de poche) qui signale la présence de créatures via des parasites. Sur le petit écran, on peut lire dans un certain rayon où elles se trouvent. Son utilisation demande un peu d'habitude avant de devenir un compagnon fidèle.
Le petit appareil reçoit également des enregistrements vidéo qui sont envoyés à Simon. Certaines séquences doivent d'abord être calibrées via le gyroscope de la manette DualSense de la PS5. Grâce au contrôle par mouvement, je trouve d'abord le signal requis, puis je règle les couleurs pour lire la vidéo finale. Cela demande de la dextérité et me réveille littéralement après avoir passé des heures à me faufiler autour des tables.
Le contrôle par mouvement de la manette est utilisé à maintes reprises. Zoe doit, lors de l'intubation de son patient, introduire un tube dans la gorge et aligner les instruments. Cela se fait également en déplaçant la manette PS5.
Contrairement à Simon, elle n'a pas de lecteur vidéo portable, mais un téléavertisseur. Via ce petit appareil, elle reçoit des instructions ainsi que des indications sur la présence d'ennemis grâce à des points clignotants sur le bord de l'écran. Ces informations vagues rendent la progression dans la ville particulièrement difficile pour l'infirmière sans défense.

Pendant longtemps, je ne comprends pas ce qui se passe à St. Amelia. Certains indices sont si évidents que je les prends pour une feinte et j'abandonne mes investigations, pour être surpris par la prochaine absurdité. « Silent Hill: Townfall » sait comment remplir de contenu une ville déserte sans beaucoup de dialogues. Cela ne tient pas seulement à l'histoire elle-même, mais aussi à la manière dont elle est racontée. Deux protagonistes dont l'histoire converge, une atmosphère dense et de nombreuses zones qui invitent à l'exploration forment un ensemble cohérent. La fantastique ambiance sonore y contribue également : bois qui craquent, bon doublage et un son de fond inquiétant qui donne la chair de poule.

Bien que « Silent Hill: Townfall » semble fantastique au premier abord, l'état technique déçoit au second regard. Même en mode qualité sur Playstation 5, les textures se chargent régulièrement, ce qui nuit considérablement à l'immersion pour moi. Je ne veux pas seulement me plaindre des graphismes : le brouillard dans la ville semble étonnamment réel et les nombreux détails dans les maisons accessibles sont sans égal. Dommage que « Townfall » ne puisse pas maintenir ce niveau en permanence.
« Silent Hill: Townfall » sortira le 24 septembre 2026 sur PS5 et PC. J'ai reçu ce jeu en tant qu'exemplaire de presse pour Playstation 5 pour ce test.
Bilan
C'est ainsi que doit être « Silent Hill »
Pro
- deux protagonistes aux histoires entremêlées apportent de la variété
- Retour aux sources avec de la discrétion et peu de combats
- atmosphère dense malgré une ville déserte
- image sonore cohérente
- graphismes détaillés et de nombreux bâtiments accessibles
- toujours des idées de jeu originales
Contre
- textures en cours de chargement
- Caméra parfois placée inutilement
- certaines énigmes donnent l'impression de reposer sur le principe d'essai-erreur
- Combats très rudimentaires
Petite, je n’avais ni Gameboy ni Super Nintendo. Ce n’est donc qu’à quinze ans que j’ai découvert l’univers du jeu vidéo. Depuis, je tente de combler mon retard par tous les moyens. Mais lorsque je vois le nombre de nouvelles sorties augmenter d’année en année, j’ai l’impression que toute l’industrie s’est liguée contre moi.
Quels sont les films, séries, livres, jeux vidéos ou jeux de société qui valent vraiment la peine ? Recommandations basées sur des expériences personnelles.
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