
Nouveautés + tendances
Uber prévoit des taxis autoguidés à Zurich
par Luca Fontana

La Commission européenne accuse Tiktok d'encourager les comportements addictifs avec la conception de son application. Bruxelles examine à présent les conséquences possibles en vertu du Digital Services Act.
La Commission européenne a constaté que la plateforme de médias sociaux Tiktok, dans sa forme actuelle, est contraire au droit européen. Après un examen de plusieurs années, l'autorité conclut que certaines caractéristiques techniques de l'application pourraient présenter un fort potentiel addictif pour les utilisateurs. Les conséquences que cela pourrait avoir doivent maintenant être examinées dans le cadre du Digital Services Act (DSA).
Plusieurs fonctionnalités techniques utilisées par défaut par Tiktok sont au cœur des critiques de l'UE.
Selon la Commission, ces mécanismes créent un environnement dans lequel les processus cérébraux «passent en mode de pilotage automatique» - un état dans lequel les utilisateurs consomment du contenu de manière répétée et inconsciente. Cette dynamique pourrait favoriser un comportement compulsif et donc nuire au bien-être physique et mental.
L'autorité souligne que Tiktok n'a pas été suffisamment rigoureux dans l'évaluation des risques potentiels pour les mineurs et d'autres groupes d'utilisateurs particulièrement sensibles. Des indicateurs importants - tels que le temps d'utilisation nocturne des jeunes ou la fréquence de lancement de l'application - n'ont pas été pris en compte dans l'analyse interne des risques.
La Commission européenne demande des ajustements clairs dans la conception de base de la plateforme. Il s'agit entre autres de:
Bruxelles estime que les outils existants de Tiktok sont insuffisants. Selon eux, les restrictions de temps sont trop faciles à contourner et les mécanismes de contrôle existants ne sont pas assez efficaces pour limiter réellement l'utilisation.
Tiktok a immédiatement démenti ces accusations. Une porte-parole de l'entreprise a déclaré que les résultats préliminaires de la Commission européenne étaient «catégoriquement faux et totalement infondés». Elle a ajouté que la société «prendrait toutes les mesures nécessaires pour contester ces résultats».
Légalement, l'entreprise a la possibilité de répondre aux allégations et de proposer des ajustements. Si aucune solution à l'amiable n'est trouvée, la Commission pourrait formellement constater une violation de la DSA. Elle risque alors une amende pouvant aller jusqu'à 6 pour cent du chiffre d'affaires annuel mondial du groupe - une somme qui pourrait se chiffrer en centaines de millions, voire en milliards de dollars.
Depuis que j'ai découvert comment activer les deux canaux téléphoniques de la carte RNIS pour obtenir une plus grande bande passante, je bricole des réseaux numériques. Depuis que je sais parler, je travaille sur des réseaux analogiques. Un Winterthourois d'adoption au cœur rouge et bleu.
Du nouvel iPhone à la résurrection de la mode des années 80. La rédaction fait le tri.
Tout afficher
Nouveautés + tendances
par Luca Fontana

Nouveautés + tendances
par Kim Muntinga

Nouveautés + tendances
par Martin Jud