
Critique
Rage Against The Machine : « Pragmata » est un hit
par Rainer Etzweiler

Navi, Ashley, Roman : autant de noms qui rappelleront aux gamers et gameuses de mauvais souvenirs de phrases répétitives et de missions ratées. Voici ma liste des pires acolytes de jeux vidéo de tous les temps.
Cette semaine est sortie Pragmata, nouvelle œuvre de Capcom qui marque des points grâce à son ingénieux système alliant puzzles et tir, mais aussi grâce à la complicité entre le protagoniste Hugh et son acolyte Diana.
La jeune androïde prévenante et discrète apporte un vrai plus à l’histoire, pas comme les personnages de cette liste. Il n’y a guère d’autre élément de gameplay qui exaspère autant gamers et gameuses que des acolytes aussi incompétents qu’agaçants qui finissent par gâcher le jeu.
Voici une sélection des personnages les plus agaçants des jeux vidéo, en commençant par un des pires.
« Hey, listen ! »... « Hey, listen ! »... « Hey, listen ! ». Mais bon sang, ça fait 10 000 fois que je joue à Ocarina of Time ! Je n’ai pas besoin d’une luciole agitée qui commente chacun de mes pas. Si, comme l’annoncent certaines rumeurs, un remake devait sortir cette année, je prie les déesses de la Triforce pour que la petite fée se soit assagie.
Je n’oublie pas non plus Fi de Skyward Sword. Franchement, quelle idée de proposer une solution complète qui spoile toute l’énigme.

Restons chez Nintendo avec Tingle qui a des airs à attirer les enfants dans sa maison en pain d’épices et à repasser des papillons pour s’amuser. Dans Majora’s Mask, il nous plume en nous vendant ses cartes à des prix exorbitants, tandis que dans Wind Waker, il réduit son frère en esclavage sur une île qui porte son nom. Un vrai move de sociopathe digne de Donald Trump et sa Trump Tower.

Roman sait faire deux choses : jouer au bowling et proposer de faire un bowling, si possible lorsque l’on est en pleine fusillade ou au milieu d’une mission. Ses demandes incessantes de faire un bowling auront au moins inspiré quelques mèmes amusants.

Le pire adversaire de The Elder Scrolls V: Skyrim n’est ni Alduin le dragon, ni le Guerrier d’Ébonite, ni même le troll des glaces. Non, aucun n’arrive à la cheville de Lydia, la huscarle nordique qui est l’une des premières acolytes que le jeu propose. Son objectif ? Vous pourrir la vie en restant coincée dans les encadrements de porte, en tombant dans des précipices et en se plaignant dès qu’on lui demande de porter quelque chose. Eh oui, les os de dragon c’est lourd, Karen Lydia.
Et s’il vous fallait encore une raison, elle n’aime pas les chiens.

Je sais : les bébés, ça pleure. Mais est-ce qu’on était obligé d’en faire un élément du jeu ? Personne ne s’est jamais dit en avion : « Tiens, si j’allais m’asseoir à côté de cet enfant qui pleure ?». J’imagine que la plupart des gamers et gameuses partagent mon ressenti, même s’il existe une vidéo YouTube où l’en entend Bébé Mario pleurer pendant 10 heures.
Dans le même genre, il y a aussi BB de Death Stranding.

L’acolyte du meilleur jeu de tir sur console devant Halo: Combat Evolved mérite bien sa place dans ce classement. Voici quelques-unes de ses activités préférées : marcher lentement, se mettre en travers du chemin et déclencher l’alarme tout en ne cessant de répéter : « We should go to the main control room. » Je sais, merci. On y serait déjà arrivés depuis longtemps si tu n’avais pas l’instinct de survie d’un rongeur.
L’entêtement de Natalya est si légendaire qu’il a même inspiré un sketch.

Preston nous abreuve sans fin de petites missions en répétant « Another settlement needs your help », ce qui fait d’abord rire, puis devient vite insupportable. Mon gars, t’es un grand garçon avec une arme et toute une faction derrière toi. Rien ne t’empêche d’agir pour le Commonwealth !
Personnellement, je suis assez occupé à chercher mon fils, venger ma femme et redémarrer un robot géant.

D’ailleurs, puisqu’on parle d’absence d’instinct de survie, je me demande bien pourquoi je dois risquer ma peau pour les PNJ de Dead Rising qui semblent incapables de prendre la moindre décision sensée. Dès que j’ai le malheur de m’éloigner de quelques mètres, ils oublient que j’existe et se précipitent vers le premier zombie venu, comme une femme qui se jetterait dans les bras de son mari revenu de la guerre.

Au début des années 90, SEGA nous régalait avec son hérisson bleu ultra rapide. Puis quelqu’un a eu l’idée de lui donner un renard à deux queues pour compagnon. Sont ensuite arrivés un échidné grognon, une hérissonne rose armée d’un marteau géant, un détective crocodile, un hérisson « edge lord », une chauve-souris aux gros seins, puis un brachiosaure en pleine quête de son identité sexuelle.
J’avoue, j’ai inventé le dernier, mais vu le genre de personnages farfelus qui traînent avec Sonic, ce n’est pas complètement irréaliste. Parfois, trop c’est trop, même si j’imagine que la communauté des furies n’est pas du même avis.

Slippy est le triangle des Bermudes de l’équipe Star Fox : là où il apparaît, toute compétence disparaît. Il se jette dans chaque attaque, a constamment besoin d’être secouru et parvient à accaparer toute notre attention, tandis que l’action se déroule en arrière-plan. « Slippy a des ennuis ! » : des ennuis, voilà bien tout ce que Slippy apporte à la franchise.

MAIS GUÉRIS-MOI, ESPÈCE D’INCOMPÉTENT AUX PIEDS PLATS !

Days Gone est un super jeu auquel Sony devrait accorder plus d’importance, mais surtout pas pour Deacon St. John. Semblant tout droit sorti d’une fanfiction de Sons of Anarchy ce personnage est tellement dépourvu de personnalité que j’ai fini par choisir sa moto comme personnage principal. Bref, ennuyeux à mourir. Next.

Quelque part dans les bureaux de Gearbox, quelqu’un a décidé que l’on avait besoin d’un personnage comique agaçant dans trois jeux de suite. Voici Claptrap, un podcast itinérant auquel personne ne s’est abonné, mais que tout le monde doit écouter malgré tout. L’attaque dont il est victime au début de Borderlands constitue le moment le plus émouvant de toute la franchise. C’est bien dommage qu’il ait survécu.
Dans la (très mauvaise) adaptation du jeu au cinéma, Claptrap est doublé par Jack Black dont le charisme infini n’a pas réussi à rendre le personnage plus supportable.

Pas besoin d’être team woke pour constater que la franchise Persona compte quelques personnages assez problématiques, dont Teddie. Avant sa transformation en humain, il se traîne comme un œuf surprise difforme ; après, il ressemble à un prostitué de luxe. Quelle que soit sa forme, il reste épuisant. Son seul trait de caractère est son appétit sexuel chronique qu’il aime manifester auprès de (très) jeunes filles pendant les 70 heures de jeu. Berk.

« We have Kanye West at home. »

Bonnes intentions ou pas, quelqu’un qui vole tous les matérias de son équipe alors que celle-ci est en train de sauver le monde de la destruction devrait revoir ses priorités. Voilà qu’on se retrouve dépouillé, bloqué à essayer de sauver le monde et obligé d’accomplir une quête secondaire avant de pouvoir s’approcher à nouveau de Séphiroth. Mais enfin, Yuffie ? Je pensais qu’on était amis !

Leon S. Kennedy a beau avoir survécu à Raccoon City, éliminé plusieurs boss mutants et déjoué un attentat bioterroriste, rien ne le préparait à devenir le baby-sitter d’Ashley qui crie, trébuche et se fait attraper toutes les 30 secondes. Dans ce remake, la jeune femme est un peu (je dis bien un peu) plus habile.

La suite tant attendue de l’aventure de science-fiction Nintendo présente divers problèmes, dont Myles McKenzie. Ce technicien trop zélé abreuve Samus de conseils et de commentaires sans qu’on le lui demande, ce qui gâche l’ambiance et ne correspond pas du tout au ton plutôt sérieux de la série. Comme l’a dit mon collègue Domi : la ferme, McKenzie !

Je n’ai jamais joué à Animal Crossing et j’ignore tout de Manu et de ce qu’il fait. Tout ce que je sais, c’est que ma femme m’a menacé de divorcer si je ne l’incluais pas dans ma liste. Si j’en crois les propos qu’elle tient sur cet ours, tout laisse entendre qu’il aurait commis de terribles atrocités. C’est toujours ceux dont on se méfie le moins...

Au début des années 1990, mon frère aîné m’a légué sa NES avec le jeu « The Legend of Zelda», déclenchant ainsi une obsession qui perdure encore aujourd’hui.
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