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Réalité virtuelle et simulateur de vol: combinaison parfaite ou nausées garanties?

Philipp Rüegg
Zurich, le 09.08.2017
Responsabilité de traduction: Anne Chapuis
Comment peut-on rendre un simulateur de vol encore plus réaliste qu’il ne l’est déjà? Grâce à la réalité virtuelle, bien entendu! Du moins, c’est que nous pensons. Notre collègue passionné de simulateurs, Obi, a testé pour nous.

Après avoir demandé à un pilote de tester notre simulateur de vol, vous nous avez proposé de le combiner à la RV. Quelle bonne idée! Nous nous sommes empressés de trouver un volontaire. Ovidiu Oprea, surnommé Obi, est le cobaye parfait puisqu’il se passionne pour les simulateurs de vol. Il aurait voulu tester «Flight Simulator X», mais nous n’avons malheureusement pas pu exaucer son souhait. À la place, nous avons installé en early access «Aerofly FS 2 Flight Simulator» (en allemand) développé par l’entreprise allemande IPACS.

Voici les composantes de notre simulateur de vol

Saitek Pro Flight Rudder Pedals
137.–
Logitech G Saitek Pro Flight Rudder Pedals

Nous avons utilisé ce Bad Boy

Zenon ZX - powered by Joule Performance (Intel Core i7-7700K, 16Go, 500Go, 2To, SSD, HDD)
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Parés au décollage?

Obi veut absolument décoller de Dübendorf, nous achetons donc la Suisse en DLC. Rien n’est trop beau pour notre pilote amateur. Et comment nous remercie-t-il après s’être assis aux commandes? «Purée, c’est cheap. Votre dernier pilote a vraiment trouvé la pédale réaliste?» Tais-toi et démarre le jeu!

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Obi a déjà utilisé la RV, mais seulement durant de courts moments. Voyons comment il se débrouille durant une partie de «Aerofly FS 2». Toute une flotte d’avions l’attend, comme dans «X-Plane 11». «Non, non, non, non, oh, un Learjet 45. Un classique. Il me rappelle les parties de FSX et de GTA.» Le Learjet 45 est un petit jet privé qu’on pouvait piloter comme bon nous semblait dans «GTA 5». Obi semble s’être replongé dans le jeu de gangsters, puisqu’il commence par taquiner sa copilote virtuelle. Dieu sait comment ça va finir...

Attachez votre ceinture!

Nous décollons à la base aérienne de Dübendorf. Ne me demandez pas pourquoi Obi l’a choisi. Il a trouvé son permis de pilote numérique dans une pochette surprise… «C’est ce qui est pénible dans les aéroports, je ne sais jamais où mènent les lignes jaunes», se plaint-il. Il finit par trouver une piste de décollage et décolle sans problème. Contrairement au vrai pilote de notre premier test, il n’utilise pas les nombreux interrupteurs et leviers que nous avons fixés comme des pros avec du scotch. Ses Oculus Rift sur le nez, il ne voit que ce qui se passe dans son cockpit virtuel. Mais il connaît bien notre 3M Saitek, car il en a un chez lui. «On retrouve vite les touches et les boutons quand on connaît le système de commandes», nous explique-t-il. Comme nous avons sauté l’étape de configuration, il ne sait ni où se trouvent les volets d’atterrissage, ni comment actionner le train d’atterrissage.

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Trois moniteurs ne sont pas de trop.

Notre pro des commandes n’est pas particulièrement inquiet, tout plongé qu’il est dans son monde virtuel. «Il faut vraiment se forcer à se concentrer sur le pilotage et non pas sur le paysage». Même s’il n’a d’yeux que pour son environnement, il se perd au bout de quelques minutes. «Y a-t-il un GPS? Google Maps, où es-tu?» Le sens de l’orientation semble tant faire défaut aux vrais pilotes qu’aux joueurs. Mais je m’abstiens de tout commentaire: durant une petite virée en voiture, je me suis perdu entre Zurich et Winterthour… Tous les chemins mènent à Winterthour, non?

L’estomac à l’envers

Revenons à Obi, qui n’a pas l’air dans son assiette. Quentin, notre collègue, ne s’est pas laissé tenter par l’expérience. Il se contente de sourire. «On s’y fait rapidement lorsqu’on utilise souvent la RV», déclare-t-il, détendu. Il sait sûrement de quoi il parle, puisqu’il est le seul ici présent à utiliser régulièrement des lunettes de RV chez lui. «Je les déconseille par contre à ceux qui ont peur de l’avion», précise Obi. Après une petite pause bien méritée il passe aux commandes d’un Red Bull Air Racer, un de ces petits engins avec lesquelles les pros font les figures les plus folles. «Fais un looping», entend-on derrière nous. «Oublie, je vais vomir!» Nous n’avons pas le cœur de faire vivre ça à notre femme de ménage. Nous optons donc pour un tonneau: «Wow, ça va super vite!»

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La VR laisse des traces.

Obi rassemble son courage et finit tout de même par faire un looping avant de s’écraser au sol. Ça ne compte pas, on recommence. Il soupire profondément et recommence. Il tire sur le joystick et fait pivoter son avion, pas très droit. On dirait plutôt une vrille. «Bon, vous êtes contents? J’ai mal au cœur.» Ok, ça suffit. Je lui donne 4 points sur 10.

Que pense-t-il de son expérience? «C’est une sensation incroyable que d’être assis dans le cockpit et de voir ce qui nous entoure, mais ce n’est pas du tout relaxant». Il ne ferait pas un vol transatlantique en temps réel? «Jamais!» Je vois un éclair de terreur passer dans son regard. Ça a le mérite d’être clair.

La RV est une expérience impressionnante, mais il faut généralement s’y habituer avant de pouvoir en profiter. Les simulateurs de vol gagnent clairement en réalité. Par contre, on doit renoncer aux commandes supplémentaires. Obi préfère faire ses loopings sur un moniteur plat et éviter que son estomac ne se retourne en même temps que l’avion.

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Philipp Rüegg
Philipp Rüegg
Senior Editor, Zurich
En tant que fou de jeu et de gadgets, je suis dans mon élément chez digitec et Galaxus. Quand je ne suis pas comme Tim Taylor à bidouiller mon PC ou en train de parler de jeux dans mon Podcast, j’aime bien me poser sur mon biclou et trouver quelques bons trails. Je comble mes besoins culturels avec une petite mousse et des conversations profondes lors des matchs souvent très frustrants du FC Winterthour.

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