Ingénieur David Creel et chef de projet Cornelia Hauri.
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Écrans du showroom dans notre succursale à Winterthour.
Écrans du showroom dans notre succursale à Winterthour.
Nouveautés

1000 Raspberry Pi (et pourquoi la rupture de stock de l’écran 7”)

Aurel Stevens
Zurich, le 26.07.2016
Traduction: Anne Chapuis
Chez Digitec Galaxus, on aime faire les choses soi-même. Les écrans du showroom sont la preuve que cela requiert parfois un travail de longue haleine. Une histoire sur l’Engineering Digitec Galaxus et des centaines de Raspberry Pi.

8 succursales avec showroom. Chaque point de vente nécessite 105 pièces. Logés dans les supports sur lesquels sont disposés les produits, les écrans des showrooms donnent des informations sur les articles. Nous avons récemment mis tous les 840 (de rien) écrans à niveau.

Sur ces derniers vous trouverez: la même chose qu’avant. Pas de scoop, désolé. Seulement notre expérience sur comment trouver de bonnes solutions avec persévérance.

Si vous voulez jeter un œil derrière les coulisses de Digitec Galaxus et savoir ce qui s’est passé avec les Raspberry Pi, alors vous êtes au bon endroit chez Cornelia Hauri. Cornelia est une chef de projet chez Digitec Galaxus et est très satisfaite quand je lui parle du projet. Après plus de deux ans, ce dernier est clos avec succès. Mais prenons les choses dans le bon ordre.

Premier essai: tablettes

Il y a quelques années, le nouveau concept des showrooms a vu le jour. Sur des tables faites sur mesure, des appareils sont exposés pour être manipulés. À côté de chaque produit exposé doit se tenir en écran sur lequel apparaissent les informations, les prix actuels et les avis de la communauté.

Une tablette a été glissée sous chaque table. Il s’agit d'un appareil de première génération. Ce système fonctionnait étonnamment bien. Cependant, après quelques années seulement, les tablettes n’étaient pas faites pour une utilisation continue et les batteries de ces dernières se gonflaient et les appareils tombaient en panne les uns après les autres.

Entre-temps, il existait huit points de vente avec showroom. Et qui dit plus de succursales dit plus de tables d’exposition. L’achat d’un millier de tablettes, environ, n’était pas réalisable. Il fallait trouver une autre solution.

Deuxième essai: ePaper

Le second essai se basait sur l’utilisation d’écrans ePaper. David Creel et Tudor Zaharia (Engineering) ont, pour cela, créé une carte interface pour le Raspberry Pi. Avec deux cartes, un Raspi pouvait contrôler un groupe de seize écrans.

Le concept prévoyait initialement de pouvoir – comme sur le smartphone – faire défiler le texte d’un mouvement de balayage. Malheureusement, les écrans ePaper (plus précisément: les puces flash pour le contrôle) ne sont pas fait pour changer souvent d’image. Une estimation a donné que tous seraient cassés après quatre mois d'utilisation au plus tard. Un nouveau design statique a dû être développé: si les images ne changeaient que toutes les quelques minutes, les écrans tiendraient assez longtemps.

Le logiciel a été adapté et un prototype a été développé. Plein d’espoir, l'essai pilote a été lancé dans le premier shop. La joie n’a pas duré longtemps. En une semaine, cinq appareils ont été cassés par des clients – involontairement bien sûr. Y poser un reflex suffisait déjà. Comme il s’est avéré, les cadres en plexiglas, fais maison, étaient trop faibles. Ils se déformaient quand une forte pression était exercée et fendaient ainsi les écrans.

De l’ePaper nous sommes donc retournés au papier; ce qui sonne plus amusant que ça en a l’air. Les employés des succursales devaient imprimer et répartir chaque jour les prix et les informations sur les tables. Les équipes de projets étaient sous pression. Il fallait faire vite, où elles risquaient de ne plus pouvoir se montrer.

Troisième essai: Raspberry Pi

Un nouveau support plus stable devait être développé. Cette fois, David n’a rien laissé au hasard: il a utilisé du métal, et a fait tester le design dans un simulateur. Parallèlement, en septembre 2015, Raspberry a lancé un écran compatible avec le Pi. Il était, avec ses 7”, pile à la bonne taille, avait une bonne résolution et une interface tactile – parfait. En combinaison avec le nouveau support, cela devrait fonctionner!

Tout n’est pas passé comme une lettre à la poste. Le passepartout – le cache plastique entre la table et l’écran – devait être en plastique robuste et résistant aux rayures. Il a fallu 5 essais pour trouver le matériau parfait. Cornelia a eu une mauvaise surprise en ouvrant le paquet avec les 1000 pièces. Elles étaient toutes rayées à cause du transport. Une entreprise suisse a finalement livré les pièces dans la qualité désirée.

Dans la phase pilote, l’utilisation a convaincu aussi bien sur le plan technique que sur le plan optique: à chaque table opèrent un Raspberry Pi Model 2, un écran 7” et une alimentation 5V. Dans la succursale test, une seule panne est survenue en une demi-année. De plus, les Raspberry s’éteignent tout seuls le soir et se réveillent à l’heure pour l’ouverture du magasin. Solides, faciles d’entretien et pas cher – on adore. La solution a pu être appliquée dans toutes les succursales.

Au fait, ce sont les employés eux-mêmes qui ont monté et installé les appareils. En dehors du travail quotidien, chaque minute libre a été utilisée pour aménager les tables. Merci!

PS Les fans de Raspberry Pi savent maintenant pourquoi l’écran de 7” n’était pas livrable pendant des mois sur digitec.ch: nous avons utilisé les écrans pour les succursales. Nous sommes désolés! ;)

En savoir plus sur l’engineering chez digitec

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Aurel Stevens
Aurel Stevens
Chief Editor, Zurich
Je dompte la rédaction. Rédacteur le jour, papa le soir. Je m’intéresse à la technique, aux ordinateurs et à la HiFi. Je fais du vélo par tous les temps et suis presque toujours de bonne humeur.

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