Critique

« Yoshi and the Mysterious Book » : grenouilles à bulles et noix explosives

Michelle Brändle
19/5/2026
Traduction : Stéphanie Casada

Dans cette dernière aventure peuplée de dinosaures colorés, je m’aventure entre les pages d’un livre pour explorer un monde inédit. Le jeu parvient toujours à surprendre, et ce, tout en douceur.

L’histoire commence sur la paisible île des Yoshis, où un livre mystérieux du nom de Mysterius tombe du ciel. L’encyclopédie parlante est impatiente de savoir quelles créatures insolites habitent ses pages. « Fais équipe avec moi ! », me dit le livre. Je dois me glisser dans la peau de Yoshi, explorer ce monde merveilleux et découvrir ses créatures. Les fleurs qui s’animent sur la première page sont encore ce que j’ai vu de plus ordinaire au cours de mon voyage.

Je me lance tête baissée dans ces chapitres illustrés avec beaucoup de soin, incarnant Yoshi.

Je choisis le Yoshi rose et plonge dans le livre pour vivre une grande aventure.
Je choisis le Yoshi rose et plonge dans le livre pour vivre une grande aventure.

Des canards qui chantent et des grenouilles à bulles de savon

Ma première mission : trouver tous les secrets de ces fleurs colorées du chapitre sur la forêt, et voir ce que je peux en faire. Je découvre de manière ludique comment fonctionne le jeu : je peux faire sauter Yoshi, manger les fleurs, les mettre sur mon dos ou les lancer.

Sitôt une fleur mangée, un œuf de Yoshi se matérialise derrière moi, prêt à être lancé. Avec l’une de ces fleurs sur le dos, je peux faire éclore le paysage d’un simple geste. Ces talents me permettent de parcourir le niveau tranquillement.

Ça commence tranquillement avec une promenade pour les petites fleurs.
Ça commence tranquillement avec une promenade pour les petites fleurs.

Pendant ce temps, je ramasse des pièces et des fleurs souriantes bien cachées. Dès qu’une créature n’a plus de secret pour moi, un portail arc-en-ciel apparaît. Je peux ensuite choisir de poursuivre ma collecte ou d’ouvrir un nouveau chapitre. Détail vraiment sympa : une fois la créature étudiée, je peux lui donner un nom. Je baptise ces petites fleurs jaunes « Floralia ». Je donne le nom de « Meloyoni » à un escargot musical.

Je suis libre de choisir les noms des personnages ou de suivre les suggestions de Mysterius.
Je suis libre de choisir les noms des personnages ou de suivre les suggestions de Mysterius.

De nouveaux chapitres, de nouveaux amis… et de nouveaux ennemis

À chaque étape, de nouvelles créatures attendent d’être découvertes. Je les repère d’abord à la loupe directement sur les pages du livre, utilisées comme plan du niveau, et je choisis ensuite celles que je veux observer de plus près.

Le concept est simple et revient dans toutes les missions, mais les mécanismes varient : si je prends un oiseau-parapluie sur mon dos, il m’aide à planer dans les airs. Grâce à une grenouille à bulles, je peux franchir les précipices en sautant dans ses bulles. Un poisson rondouillard me fait même plonger dans les bas-fonds de la mer.

Avec ce poisson sur le dos, je plonge très profondément, jusqu’à ce qu’il n’ait plus d’air.
Avec ce poisson sur le dos, je plonge très profondément, jusqu’à ce qu’il n’ait plus d’air.

L’une de mes créatures préférées est une boule qui me fait penser à du chewing-gum et qui ressemble étonnamment à Kirby. Mais avec elle, je fais tout autre chose : si je saute dessus, elle grossit et devient énorme. Elle est parfaite pour me propulser dans les airs.

Alors que je m’apprête à découvrir ces créatures, je retrouve de vieilles connaissances venues d’autres niveaux, comme Kamek et Bowser Jr. Que manigancent-ils donc ? Je dois parfois leur venir en aide, par exemple lorsqu’ils se retrouvent coincés dans des bâtiments. Ici, j’attrape mon nouvel ami géant pour réduire les murs en gravats.

Ce géant m’aide à libérer Bowser Jr.
Ce géant m’aide à libérer Bowser Jr.

Mais attention : toutes les créatures ne sont pas pacifiques. Les fruits piquants ou les hérissons épineux me compliquent la vie.

Il faut souvent faire preuve d’un peu d’ingéniosité. Ainsi, dans une mission avec une créature aquatique, je dois d’abord attraper de petits poissons afin de pouvoir ensuite appâter un gros poisson. Ce dernier bouche l’égout, ce qui provoque l’écoulement de l’eau et libère ainsi le passage. Le fait que le concept de base reste le même ne me dérange pas, car les défis varient. Un jour, je parcours les vagues sur le dos d’une créature moitié poisson, moitié planche de surf, avec pour mission de retrouver ses petits. J’affuble ensuite cette créature du tendre surnom de « Brett Pitt ».

Au début, chaque niveau ne présente qu’une seule créature, mais ensuite, je peux combiner leurs pouvoirs : surfer avec « Brett Pitt », pulvériser les obstacles avec une noix explosive et survoler les décombres grâce à l’oiseau-parapluie.

Des graphismes charmants et des personnages adorables

Tout cela semble très mouvementé, et ça l’est d’ailleurs parfois. Je n’ai jamais de contrainte de temps. Je peux me promener dans le niveau comme bon me semble et admirer les jolis détails. Je ne peux pas mourir non plus.

Ce graphisme original combine des personnages en 3D, des décors griffonnés et des lettres mystérieuses. Je n’oublie donc jamais que je suis plongée dans un livre.

Le graphisme est un mélange créatif de gribouillis et d’images en 3D.
Le graphisme est un mélange créatif de gribouillis et d’images en 3D.

Les créatures sont tantôt innovantes, tantôt plus simples (comme celles que je connais de Pokémon), mais toujours conçues avec beaucoup de soin. Cet univers attachant est sublimé par une bande-son tout aussi charmante, avec laquelle je peux même interagir de temps à autre : le jeu intègre en effet plusieurs éléments musicaux.

Envie de rejouer

Chaque chapitre dévoile une faune qui lui est propre, de la forêt à la côte, en passant par une vallée idyllique habitée par des créatures d’apparence humaine. Pour débloquer de nouvelles zones, j’ai besoin d’étoiles, que j’obtiens en accomplissant des missions et en étudiant les créatures dans leur intégralité. Comme le jeu ne dit pas explicitement ce qu’il faut faire, je dois faire appel à mon esprit d’exploration.

Plus je gagne d’étoiles, plus je débloque d’espèces.
Plus je gagne d’étoiles, plus je débloque d’espèces.

Nintendo offre ainsi une raison de rejouer au jeu : si je n’ai pas étudié toutes les caractéristiques d’une créature et si je n’ai pas ramassé toutes les pièces, j’obtiens moins d’étoiles. Mais j’en ai besoin pour débloquer les chapitres suivants. De plus, des fleurs souriantes à collecter sont cachées dans les endroits les plus insolites. Là aussi, on a très envie de trouver toutes les fleurs pour gagner plus d’étoiles. Ça vaut le coup de rejouer plusieurs fois un niveau.

Si je n’arrive pas à avancer, je peux échanger les glyphes (des pièces d’or un peu spéciales) que j’ai collectés contre des indices.

Ces niveaux me motivent suffisamment pour que je parte à la recherche de toutes les fleurs souriantes.
Ces niveaux me motivent suffisamment pour que je parte à la recherche de toutes les fleurs souriantes.

Le fait de savoir que je ne peux pas mourir m’aide à faire preuve de courage et à oser essayer, ce qui est extrêmement important dans ce jeu, car on ne sait pas toujours exactement ce qu’il faut faire. Si une manœuvre risquée me fait tomber dans le vide, je suis aussitôt replacée au point de chute pour retenter ma chance.

Il arrive parfois que des créatures inconnues apparaissent dans les anciens chapitres, voire dans la table des matières de Mysterius. Il est donc utile de feuilleter le livre de temps en temps.

Même s’il suit un ordre précis, si j’utilise les étoiles pour débloquer deux chapitres suivants à la fois, je peux choisir moi-même où je souhaite continuer. Un peu comme si je feuilletais le livre et que je lisais là où ça me captive le plus à ce moment-là.

« Yoshi and the Mysterious Book » est sorti le 21 mai sur Nintendo Switch 2 et m’a été mis à disposition par Nintendo à des fins de test.

Bilan

Adorable, divertissant et créatif

« Yoshi and the Mysterious Book » est un jeu divertissant peuplé de créatures adorables. Il n’est pas très difficile, et si je suis bloquée, je peux débloquer des indices. Dans ce paysage pittoresque tout droit sorti d’un livre, je me sens comme un poisson dans l’eau et j’ai hâte de découvrir de nouvelles créatures à chaque niveau.

Même si le gameplay est parfois répétitif, les développeurs exploitent pleinement ses possibilités et apportent régulièrement des éléments captivants. Du coup, j’ai sans cesse envie de faire la connaissance d’une nouvelle créature du livre et j’ai du mal à m’arrêter.

Le système de collecte des pièces, des glyphes et des fleurs souriantes me motive d’autant plus à rejouer plusieurs fois un niveau pour l’explorer dans son intégralité.

Dans l’ensemble, je me retrouve plongée dans un jeu de plateforme presque relaxant, où je ne peux pas mourir, mais où je suis tout de même sans cesse mise au défi, ce qui est idéal pour les jeunes joueurs et joueuses.

« Yoshiiii ! »

Pro

  • des mécanismes de jeu simples avec une touche de créativité
  • des créatures fascinantes
  • de jolis graphismes
  • un bel équilibre entre ambiance cosy, aventure et casse-têtes logiques

Contre

  • trop facile pour certaines personnes
  • parfois répétitif
Nintendo Yoshi and the Mysterious Book (Switch 2, DE, FR, IT)
Jeu vidéo
Nouveau
CHF59.–

Nintendo Yoshi and the Mysterious Book

Switch 2, DE, FR, IT

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Depuis que je sais tenir un crayon, je griffonne le monde en couleurs. Grâce à l’iPad, l’art numérique n’est pas en reste. C’est pourquoi j’aime tester les tablettes, qu’elles soient graphiques ou normales. Si je veux laisser libre cours à ma créativité sans m’encombrer, je prends des photos avec les derniers smartphones 


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