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Jeux vidéoEn coulisse 6034

Les loot boxes et les microtransactions: arnaques ou mal nécessaire?

Les loot boxes (ou «boîtes de butin») figurent parmi les thématiques les plus débattues des dernières semaines. À l’origine d’un des plus gros scandales des dernières années dans le monde des gamers: EA, éditeur de jeux vidéo déjà bien connu. Comment en est-on arrivé là et à quoi devrions-nous nous attendre?

Tout aurait très bien pu se passer. Après le succès qu’a connu le premier «Star Wars Battlefront» d’EA, son deuxième volet semblait prometteur, malgré la déception de ses fans. Season pass supprimé, vraie campagne solo, et davantage de profondeur de jeu. Pourtant, au lieu de faire monter la tension avant la sortie de «Star Wars VIII: The Last Jedi», l’éditeur a déclenché une tempête aux conséquences inattendues.

Ce qui a suscité l’indignation de bien des joueurs? Le système de loot boxes aux allures de pay to win, et ce dans un jeu à plein tarif. Au lieu de pouvoir utiliser des mises à jour pour débloquer des personnages en mode multijoueur, on doit accumuler des crédits qui nous servent à acheter des loot boxes. C’est le seul moyen de recevoir des cartes au hasard et d’obtenir de nouveaux pouvoirs, des armes ou des mises à jour. Jusqu’à ce qu’EA supprime ce système (prématurément) (en anglais) quelques heures avant la sortie du jeu, on pouvait encore acheter les devises du jeu avec de l’argent réel. Le système de loot boxes et les prix à payer pour débloquer des personnages comme Luke Skywalker ont également été modifiés plusieurs fois avant et après la sortie de «Battlefront 2», mais toujours enrobés d’une phrase accrocheuse: «Nous écoutons les avis des gamers».

Cette réponse de EA après l’Open Beta a obtenu un nombre record de votes négatifs sur Reddit.

Il paraît qu'EA n’a pas changé subitement sa stratégie à cause du raz-de-marée d’e-mails haineux qu’il a reçu des fans, mais d’un appel de Disney, le détenteur de licence, qui lui a exprimé ses inquiétudes (en anglais). Disney était loin d’être ravi de voir sa précieuse marque mêlée à cette histoire. Le président de son conseil d’administration, Jimmy Pitaro, aurait contacté EA et exigé qu’il prenne des mesures d’urgence. Mais le mal était déjà fait. Et pire encore, la polémique des loot boxes – que certains placent dans la catégorie des jeux de hasard – a enflé par delà le monde des jeux vidéo.

Les loot boxes de «Battlefront 2» ne sont pas appréciées des joueurs.

Les ministre belge de la Justice Koen Geens (en anglais) souhaite que des mesures luttant contre «l’association dangereuse de jeux vidéo et d’éléments appartenant aux jeux de hasard» soient adoptées dans toute l’Europe. Les politiciens américains ont également pris conscience du problème. Chris Lee, député du Congrès hawaïen n’est pas tendre (en anglais) envers «Battlefront 2». Il le décrit comme un casino en ligne déguisé en jeu de Star Wars afin de soutirer de l’argent aux enfants. Le jeu a également été comparé à Joe Camel, le vendeur de cigarettes. EA et Take Two réfutent ces accusations. La réaction de Take Two ne présage rien de bon pour «Red Dead Redemption 2», dont la sortie est prévue prochainement. La commission britannique des loteries considère également que ces accusations sont exagérées, car les loot boxes ne sont utilisées qu’à l’intérieur du jeu et ne peuvent être encaissées. Cela montre à double titre que les politiciens comprennent mal le sujet. Non seulement les loot boxes sont présentes depuis près de dix ans dans les jeux vidéo, et depuis bien plus longtemps dans d’autres domaines, mais les butins sont monnayables.

Pourtant, EA est blanche comme neige...

Des loot boxes aux fonctions purement esthétiques n’étaient visiblement pas envisageables.

Durant la conférence annuelle du Credit Suisse destinée aux domaines de la technologie, des médias et des télécommunications, le directeur des finances d’EA, Blake Jorgensen, a déclaré que le canon de «Stars Wars» était responsable de l’absence de loot boxes aux fonctions purement esthétiques, c’est-à-dire des boîtes contenant des objets qui modifient l’aspect des personnages. Le canon décrit le matériel et les histoires considérées officiellement comme partie intégrante de ces univers fictifs. Les loot boxes aux fonctions purement esthétiques sont davantage acceptées par les joueurs, car elles n’accordent aucun avantage dans le jeu. Selon M. Jorgensen, lorsqu’on ajoute des éléments esthétiques, on pourrait nuire au canon. «Faire porter des vêtements blancs à Darth Vader n’a pas grand sens, sans parler du fait que personne ne veut le voir en rose.» Disney et LucasFilms scrutent chaque élément publié dans «Star Wars». On peut donc partir du principe que Disney gère scrupuleusement ce qui est publié ou non dans «Battlefront 2». Contrairement à un Darth Vader en tutu, laisser Luke Skywalker porter tous ces costumes aurait été plus fidèle à la saga originale. Nous ne saurons sans doute jamais qui de Disney, EA ou Dice s’y est opposé.

Au fait, d’où viennent les loot boxes?

De nombreux gamers parmi vous sourient sans doute, car si le monde entier pointe les loot boxes du doigt aujourd’hui, ce système existe déjà depuis plusieurs années. Parmi les exemples les plus populaires, on retrouve «Clash Royal» ou «Counter-Strike GO». Le jeu free to play chinois «ZT Online», sorti en 2007, est un pionnier en la matière. Ce modèle s’est implanté d’abord dans les pays asiatiques, car le pouvoir d’achat y est généralement plus faible que chez nous. «Puzzle & Dragons», sorti en 2011, en est un autre exemple notoire, puisqu’il est le premier jeu pour téléphone mobile à avoir amassé un milliard de dollars de chiffre d’affaires.

Vous souvenez-vous de «Farmville»?

En Occident, c’est Zynga qui s’est imposé de cette manière. Ses jeux Facebook gratuits ont conquis le marché. Grâce à des microtransactions, certains processus pouvaient être accélérés, ce qui épargnait aux joueurs des minutes, des heures voire des jours d’attente. Mais qui s’est inquiété de ce phénomène? Les vrais gamers considéraient ces jeux sur Facebook et téléphones mobiles comme des amusements pour enfants. Mais ils n’ont pas été épargnés bien longtemps. En 2010, Valve, l’entreprise à laquelle on doit Steam, a transformé le célèbre jeu multijoueurs «Team Fortress 2» en un jeu free to play. S’il a dès lors été gratuit, il était doté de «Crates» (des coffres) que seules des clefs payantes pouvaient ouvrir et qui ne contenaient que des objets esthétiques. Vu le succès du modèle, les spécialistes du secteur ont déclaré avec humour que Valve ne produisait plus aucun nouveau jeu, car ses développeurs étaient devenus des créateurs de mode.

Le système free to play se développe un peu plus chaque année. Les microtransactions et les loot boxes s’immiscent dans un nombre toujours plus grand de jeux et sont à présent monnaie courante. Des chaînes YouTube entières sont dédiées à leur ouverture.

De bons et de mauvais exemples

En soi, les loot boxes et les microtransactions n’ont rien à se reprocher. Ce sont des moyens légitimes employés par les développeurs pour gagner de l’argent. Sans le free to play, la téléphonie mobile n’existerait même pas. Mais les joueurs ne veulent pas pour autant avoir l’impression d’être manipulés ou de se faire arnaquer. Dans «Call of Duty: WWII», les loot boxes tombent du ciel pour que tous puissent les voir. Des points sont même attribués lorsqu’on admire leur ouverture. On est à la limite de la coercition. Dans «Destiny 2», les fameux Shader, avec lesquels on peut changer le style de son équipement, ont été transformés en biens de consommation que l’on peut acheter avec de l’argent réel. Comme c’est pratique…

Une loot box de «Call of Duty: WWII»

Activision, l’éditeur de ces deux jeux, vient de voir sa demande de brevet approuvée (en anglais). Ce brevet favorise les microtransactions, notamment en vous plaçant face à des joueurs meilleurs que vous et vous incitant ainsi à acheter des éléments qui vous avantageront. Le jeu remarque également que vous aimeriez utiliser un type de sniper particulier et vous flanque un adversaire aguerri en la matière. Mais cela ne s’arrête pas lorsque vous avez acheté l’arme concernée. Vous pourriez ensuite vous retrouver dans une partie pour laquelle vos nouvelles armes sont particulièrement efficaces. N’imaginons même pas quelles sont les autres possibilités et lesquelles sont déjà employées.

La situation devient également délicate lorsque des avantages peuvent être achetés. On parle ici de pay to win, ce qui est également reproché à «Battlefront 2». Dans ces cas, les développeurs et éditeurs arguent qu’il existe divers types de jeux. Les joueurs n’ont pas forcément temps de tous les débloquer. Chacun a donc la possibilité d’acheter la toute nouvelle arme ou de doubler ses points d’expérience en les achetant.

De nombreux joueurs tolèrent la situation, pour autant que le jeu principal reste gratuit. Et pourtant, nombre de jeux coûtent 60 francs ou plus et comportent tout de même des microtransactions et des loot boxes. À cela s’ajoute un season pass payant qui donne accès aux nouveaux niveaux. «Call of Duty» a été l’un des premiers à opter pour cette stratégie. De nouvelles cartes ont apporté une variété devenue nécessaire, ce qu’Activision savait pertinemment. Avec les DLC, il a de nouveau fait passer les joueurs à la caisse.

Tous ces achats sont volontaires. Personne n’est forcé d’acquérir de nouveaux costumes ou niveaux. Il existe une multitude de loot boxes et de microtransactions. «Overwatch» est un jeu à plein tarif dont les loot boxes contiennent des costumes, des émoticônes et autres qui peuvent également être achetées avec les devises du jeu et n’offrent aucun avantage. Il en va de même des «weapon skins» (les revêtements des armes) de «Counter-Strike GO». Les MOBA free to play «DOTA 2» et «League of Legends» sont presque entièrement financés par des accessoires purement esthétiques.

«Heroes of the Storm» a des loot boxes – mais il est gratuit.

Les jeux free to play et les loot boxes ne devraient pas être tous mis dans le même panier. De nombreux développeurs, surtout ceux de la téléphonie mobile, dépendent de ce système. On a davantage tendance à essayer un jeu gratuit qu’un jeu payant, même à prix modique. Si ce système est bien pensé, les joueurs déboursent volontiers quelques francs de temps à autre pour soutenir le jeu ou s’acheter un nouveau costume.

La frontière entre le free to play, toléré, et le pay to win peut toutefois être floue. Dans quelle catégorie place-t-on «Hearthstone»? Le jeu de cartes de Blizzard est free to play, mais les joueurs doivent obtenir de nouvelles cartes pour avoir une chance contre leurs adversaires. Et il est pratiquement impossible d’avoir de nouveaux paquets de cartes gratuits. On les gagne en jouant, ou en les achetant avec de l’argent réel. Mais on ne sait pas quelles cartes on recevra. On les a peut-être déjà. Au moins, on connaît le nombre de cartes rares. «Magic the Gathering» fonctionne aussi selon ce principe. S’agit-il ici de pay to win ou carrément de jeu de hasard?

Dans quelle catégorie place-t-on «Magic the Gathering»?

La polémique sur les jeux de hasard est d’autant plus explosive qu’il faut protéger les joueurs compulsifs (en allemand). Les jeux de hasard sont strictement réglementés, et ce pour de bonnes raisons.

L’évolution des coûts de développement et les prix des jeux

Les loot boxes et les microtransactions n’ont pas été créés pour détrousser les joueurs. Ils représentent un modèle de financement à succès utilisé surtout sur les marchés où les jeux à plein tarif peinent à être rentables. Ils servent aussi à amortir les coûts de développement élevés en constante augmentation par rapport aux prix des jeux. En 1990, un jeu sur NES coûtait en moyenne 50 dollars. En tenant compte de l’inflation, cela représente environ 95 dollars aujourd’hui. Un jeu sur N64 coûtait 70 dollars en 1998, ce qui équivaut maintenant à 105 dollars. Un nouveau jeu sur la PS2 valait 60 dollars aux États-Unis. À l’heure actuelle, il coûte 75 dollars. Aux États-Unis, le prix moyen de 60 dollars pour un jeu AAA n’a pas changé depuis des années.

Il en va tout autrement des coûts de production. À l’heure actuelle, on part du principe qu’un employé d’un studio coûte 10 000 dollars par mois. Cette somme comprend le salaire et tous les autres coûts, dont la place de travail ou les assurances. Un studio moyen de 50 personnes débourse donc 6 millions de dollars en une année. Peu de jeux sont développés en si peu de temps. Avant, les coûts étaient bien moindres. Développer un jeu sur Playstation 2 coûtait en moyenne 900 000 dollars. La production du premier «Call of Duty» a coûté 8,5 millions de dollars (en anglais). «Modern Warfare 2», sorti en 2009, a coûté 50 millions de dollars, environ six fois plus.

Par le passé, les jeux étaient terminés une fois sortis. À présent, des patchs et des mises à jour sont souvent proposés des mois, voire des années plus tard. À cela s’ajoutent les coûts liés à l’infrastructure des serveurs pour les jeux en ligne. Il faut financer tout ça. Et pourtant, les prix des jeux sont restés relativement constants.

Les jeux free to play ont le vent en poupe.

De nombreuses entreprises prennent donc le chemin du «Game as a Service» (le jeu en tant que service). Les jeux comme «Destiny» ou «GTA Online» sont devenus des plateformes sur lesquelles des projets d’extension à long terme sont prévus. Même le recours à des modèles d’abonnement comme ceux de Netflix ou Spotify devient de plus en plus probable. Selon une évaluation de SuperData, une entreprise qui effectue des analyses de marché (en anglais), les recettes des jeux sur PC et sur console pourraient être passées de 5 à 8 milliards de dollars entre 2012 et 2017. Impressionnant! Mais si on compare ces résultats à la croissance des jeux free to play sur pc, on atteint un autre niveau. À la même période, les recettes sont passées de 11 à 22 milliards de dollars. De telles analyses ne doivent certes pas être prises au pied de la lettre, mais la tendance se dessine tout de même clairement.

Quel est l’avenir? Des réglementations, une augmentation du prix des jeux?

Un collaborateur d’EA se rendant au travail.

Les conséquences de la grosse bourde qu’a faite EA avec «Star Wars Battlefront 2» sont difficiles à prévoir. Si de nombreux pays décident tout d’un coup d’appliquer les réglementations des jeux de hasard aux loots boxes, les fabricants devront trouver rapidement d’autres moyens de financement. Il est possible que les prix des jeux augmentent, ou que les entreprises passent plus rapidement au modèle de game as a service. L’Origin Access ou le Game Pass de la Xbox sont d’ailleurs des systèmes d’abonnement disponibles qui pourraient retrouver un nouvel élan. Évidemment, les fabricants ou les actionnaires vont tout faire pour maintenir leur chiffre d’affaires. Reste à espérer qu’il nous restera des modèles plus justes sans pay to win ou autres arnaques. Mais ces systèmes pourraient aussi très bien se faire plus discrets et employer des ruses pour nous berner. On finit de toute façon toujours par dépenser plus que ce qu’on souhaitait.

Quel est votre avis sur la question? Avez-vous déjà acheté des loot boxes? Comment envisagez-vous l’avenir?

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User

Philipp Rüegg, Zurich

  • Teamleader Odin
En tant que fou de jeu et de gadgets, je suis dans mon élément chez digitec et Galaxus. Quand je ne suis pas comme Tim Taylor à bidouiller mon PC ou en train de parler de jeux dans mon Podcast, j’aime bien me poser sur mon biclou et trouver quelques bons trails. Je comble mes besoins culturels avec une petite mousse et des conversations profondes lors des matchs souvent très frustrants du FC Winterthour.

Commentaires 60

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User siralos1

Früher gabs es auch nicht innerhalb kürzeste zeit einen nachfolger und zudem waren die spiele auch weniger bug lastig.
Die ganzen sachen die man jetzt durch lootbox erkaufen kann, hat man früher noch freigespielt!

04.12.2017
User Kobe_Maguire

Bin der selben Meinung. Der Druck andauernd neue Spiele zu veröffentlichen (gerade mit annual release Schedule etc.) macht es beinahe unmöglich fertige & spielbare Spiele zu veröffentlichen.

12.12.2017
Répondre
User Jonas.

"Wen du eine Lootbox (o.ä.) kaufst, bist du einTeil des Problems." - Luke, Linus Tech Tips
Genau so sehe ich es auch. Du und ich als Kunden können den Markt entscheidend mitbestimmen. DLC's (insofern der Grundcontent stimmt) finde ich vertretbar, auch Abos ala WoW sind okay wenn es zum Spiel passt. Pay to Win = pfui.
Overwatch ist so eine grau Zone, das kaufbare lässt sich immerhin relativ einfach erspielen und man kann mit Gold ganz bestimmte Dinge kaufen.

07.12.2017
User patrick.engelhardt

Ich finde Overwatch und CS:GO perfekte Umsetzungen der Lootboxen! Man muss nicht kaufen, aber kann nach einem Jahr mal wieder etwas springen lassen, wenn man die Spiele so feiert. Und durch die Lootboxen werden Sammler gebunden, welche immer wieder die Freude haben etwas freizuschalten, oder man generiert noch ein wenig Umsatz, wobei ich absolut nichts daran falsch finde. Es wäre langweilig, wenn man alles einfach von Anfang an hätte. Mit dem Freischalten hat man viel mehr Freudem, sich dann auch zu Präsentieren

08.12.2017
Répondre
User gamerrici

Der Vergleich mit MtG, Pokemon und dergleichen ist angebracht jedoch Falsch. Die Packs haben Garantiert immer eine/mehrere seltene Karten, und man hat etwas Physische, das man ohne Problem verkaufen kann. Wenn man Glück hat in 20 Jahren noch.
Wäre hier nicht die blöde Zeichenlimite...

04.12.2017
User gamerrici

...dann könnte ich alles in einem Beitrag verfassen.
Dann gibt es Battlefront 2, NfS Paypack oder Fifa XX: Pay-2-Win. Kaufe, hoffe auf etwas gutes, und falls doch dann wirst du besser sein als die anderen.
Ubisoft hat letztens ein Patent gemacht. Das System matcht schlechte Spieler ohne "items" mit guten Spielen mit "items", wodurch sich ein Gefühl von "Das Item wars" ausbreitet. Wenn er dann eine "Box" kauft, hat er eine erhöhte wahrscheinlichkeit ein gutes Item zu erhalten. Nach Erhalt und ausrüsten des Items wird er dann, wie damals, gegen schwächere gematcht, damit sich der Kauf "lohnend" anfüllt.

04.12.2017
User gamerrici

Wenn das nicht die Epidemie ist weiss ich auch nicht.
Also ich bin noch Fan von den alten Games, wo es Expansion Packs gab. Heute gibts die immernoch als DLC, was ich eigentlich recht ok finde.
Ich finde auch Lootboxes a la DotA 2 und Overwatch sehr gut, da dies rein kosmetisch ist. Dies kann ich nachvollziehen da es ein F2P Game ist und sich so fair finanzieren lässt.
Aber bei einem Vollpreisspiel? Neine Danke, gib mir wieder sowas wie damals "The Titans" für "Age of Mythology". Ansonsten kauf ich mir keinen dieser neuen "Games"

04.12.2017
User gamerrici

Muss mich noch kurz korrigieren: Overwatch ist natürlich kein F2P spiel. Jedoch aber sind alle Charaktere und Maps kostenlos, sowie erhält man sehr schnell Gratis-Lootboxen. Ich finde sie, wie bei Rocket League, eine sehr gute Möglichkeit kontinuierlichen Support eines Games zu finanzieren.
Habe auch bei Rocket League schon DLC/Keys gekauft. Nicht weil ich danach süchtig bin - sondern einfach weil ich schon soviele Stunden Spass durch das Spiel hatte.

04.12.2017
User Itachi87654321

Ich finde ein gutes Beispiel wie man ein Spiel über Jahre hinweg betreiben kann ohne das man die Community ausnimmt, ist die Methode welche Rainbow Six Siege nutzt. Man bekommt alle Maps gratis und man kann alle Operator freispielen. Die neuen Operator kann man entweder für Echtgeld/seasonpass kaufen oder man erspielt sie sich. D. h. entweder Spiele ich viel und kaufe mir durch das Ingame-geld die ganzen neuen Operator oder ich gebe halt Jährlich die 25 Franken aus und bekomme alle.

11.12.2017
User Itachi87654321

Und in den Lootboxen sind nur Kosmetische Items.

11.12.2017
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User teymaronix

Ich kaufe mir bei einem Free2Play Spiel wie LoL gerne ab und zu Skins etc. Dabei habe ich auch nicht das Gefühl abgezockt zu werden, auch wenn ich wohl schon (zu) viel Geld ausgegeben habe. Auch in Spielen wie CS:GO oder Rocket League hab ich schon Geld ausgegeben.

06.12.2017
User teymaronix

Wenn ich jedoch in einem verbugten, halbfertigen Vollpreisspiel für 70Fr. von irgendwelchen Noobs zerstört werde, nur weil sie für zusätzliche 20Fr. irgendwelche Boosts gekauft haben, könnte ich kotzen. Logisch haben nicht alle Spieler gleich viel Zeit um zu Spielen, das hat vor ein paar Jahren aber auch noch niemanden gestört. Mittlerweile gehe ich solchen Spielen aus dem Weg

06.12.2017
User sven_meye

Ich finde es wichtig, dass ich mir einen bestimmten Skin kaufen kann, den ich auch will. Nicht über irgendwelche Lootboxen die nur mit Glück enthalten was ich will. So wie z.B. früher bei CoD wo man sich für 2.- Fr. einen Waffenskin kaufen konnte. Solche Sachen find ich cool & voll ok :)

11.12.2017
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User Sarangan

Ich hätte es viel lieber wenn die games so etwa 10-20 chf mehr kosten, dafür gibt es keine Microtransaktionen oder Lootboxen. Durch dies wird ein Spiel verdorben. Erstens solche Games kosten 60+ Chf. Zweitens durch Microtransaktionen wird man schnell OP. Somit wird es für die """"normalen"""" Spieler das Game unnötig/langweilig, da sie enetweder zum zahlen erzwingt werden oder das sie immer schlechte Sachen haben (Upgrades sind dann viel zu teuer)

09.12.2017
User y.krause

Article complet et intéressant. Mais il est vrai que sur les jeux, ils ont commencé par les DLC et maintenant ces micro transactions. Un jeu a un coût on est d'accord, mais parfois ajouter 100chf pour une transaction qui selon les jeux peuvent durer 1h pas ok!! Payer un jeu 100chf ok, mais des addons au même prix pas ok, on est pas des vaches à lait non plus!!

14.12.2017
User JTR.ch

Von welchem Bereich sind die Umsatzzahlen? Weil das gesamte Gaming Business macht Newzoo und PwC heute ca. 100 Milliarden aus, wobei alleine der chinesische Markt als der schnellst wachsende heute ca. 30 Milliarden ausmacht (und damit USA und Europa zusammen überholt hat).

04.12.2017
User Philipp Rüegg

Wenn nichts weiter steht, ist es wohl für die verkauften Games in den USA superdataresearch.com/battl...

05.12.2017
User fumo

"Wohl" oder "definitiv"? Sorry aber das ist wieder Mal eine halbe Information ohne Recherche, so viel zum Thema sich verbessern wollen und so...

05.12.2017
Répondre
User Anonymous

Bei Call of Duty WW II hat Activision aus meiner objektiven Sicht eine gute Lösung umgsetetzt. Wenn man Waffen aus den Lootboxen erhält verändern diese die Waffen nur im Aussehen. Man kann die Boxen sehr schnell und einfach erspielen. Das heisst um gut zu spielen muss man kein Geld investieren. Aber es wird wieder DLC Waffen geben, mal schauen wie das weitergeht.

07.12.2017
User Anonymous

Klar kann man sich Kredits kaufen aber alleine durchs spielen der vielen Missionen erhält man die Kredits und das ist numal WEIT entfernt von Glückspiel. Und auch ich finde es ist nicht Pay2Win bei SW: Battlefront 2.

14.12.2017
User garcipat

Die Missionen waren erst im Nachhinein hinzugefügt worden wenn ich das richtig mitbekommen habe.

22.12.2017
Répondre
User Anonymous

Da gibt es andere die sind wirklich darauf ausgelegt.

14.12.2017
User bilgeri02

Finde den Artikel gut! Investiere hin und wieder selber Geld in kosmetische Items, besonders in Dota2 ist die Vielfalt umwerfend. Ich denke EA hat mit der daily cap üble Wogen geworfen, fand ich auch total daneben. Die ist aber wieder weg glaub ich? kA, Das spielt reizt mich ohnehin sehr wenig.

14.12.2017
User garcipat

Die Preisschätzungen verglichen mit den alten Konsolen Spielen und den heutigen scheint mir ein wenig zu hinken. Die Teuerung ist schon seit Jahren am Boden und Konsolenspiel waren auch schon immer teurer als am PC. Lootboxen sollten einfach abgeschafft und ein richtiger Shop eingeführt werden.

22.12.2017
User danielsane

Eine Folge davon, dass die Branche ökonomisch völlig kaputt ist. Nur eine kleine Minderheit der Spiele erreicht überhaupt je den Breakeven. Solche Modelle entstehen da einfach aus der Not heraus. Als Spiele noch was gekostet haben, hat man sich aber auch länger und intensiver mit ihnen befasst.

27.12.2017
User el_propheto

Ziemliche schönrederei hier aber Digitec muss ja schliesslich seinen Battlefront2 Lagebstand auch noch abverkaufen.
Damit EA Games die Marke Star Wars nicht noch mehr in den Dreck zieht wurde eine Petition gestartet:
change.org/p/lucasfilm-revo...
F*ck EA!

04.12.2017
User m.windu

Finde es ziemlich differenziert, vorallem das mit dem Gamepreis welcher unverändert ist habe ich nie in Betracht gezogen. Ich erinnere mich aber noch daran, dass N64 Games teilweise 105 CHF oder gar 120 kosteten.

EA ist aber so oder so ein Thema für sich. Schade ist auch, dass das Projekt von Visceral geschmissen wurde.. Denn das einzigem Game welches (halbfertig) geliefert wurde ist nun 2x Battlefront. Und ME: Andromeda war auch bereits eine Enttäuschung. Mein Sci-Fi Herz blutet.

04.12.2017
User Aurel Stevens

Da muss ich dich enttäuschen, El_propheto. Der Anstoss zu dieser Story kam von mir und war süffig mit «Rant zu Lootboxen» betitelt. Phil hat sich dazu entschieden, einen sachlichen, neutralen Hintergrundartikel zum Thema zu schreiben. Ich garantiere dir, dass Geld bei dieser Entscheidung keine Rolle gespielt hat.

04.12.2017
User fumo

Sachlich und neutral? Wo?

04.12.2017
User Itachi87654321

@M.windu Nicht verzagen Respawn Entertainment ist gerade dabei ein Star Wars spiel zu entwickeln. Daher gibt es noch Hoffnung.

12.12.2017
User m.windu

@Itachi87654321: ah ja? nice! es besteht halt einfach die "Gefahr", dass es sich um das beerbte Spiel von Visceral handelt. Aber immerhin - eine neue Hoffnung.

12.12.2017
Répondre
User gabgab

Weil EA der König der Lootboxen und InGame käufen ist, heisst es nicht, dass alle Spiele in welchen man etwas nachkaufen kann schlecht sind. Z.b. finde ich ist es legitim in einem free2play App Items zu verkaufen. Solange diese nicht zwingend notwendig sind. Man kann auch die Entwickler unterstützen

08.12.2017
User joelbernasc

Super article, très intéressant! Beaucoup de gens râlent à ce sujet sans savoir vraiment de quoi ils parlent (moi aussi parfois). Il est clair que le problème est plus complexe qu'il n'y paraît. Il n'y a plus qu'a voir ce que l'avenir nous réserve...

12.12.2017
User Anonymous

Avoir les chances de drop de chaque item serait un bon début...

13.12.2017
Répondre
User Anonymous

Schon lustig, bei PC oder Konsolenspielen regen sich alle auf aber bei Smartphone Apps, wo diese Abzocke schon länger läuft, akzeptieren es fast alle.

14.12.2017
User Anonymous

PC spiele sind aber vollpreis und nicht gratis... hast du den Artikel überhaubt gelesen?

21.12.2017
User garcipat

Nur weil es standard ist, heisst nicht dass es akzeptiert wird. Es fehlt eine Alternative.

22.12.2017
User Anonymous

Die Alternative war eine lange Zeit da, nur leider wollte niemand Geld ausgeben wenn man es auch gratis haben konnte. Damit haben wir als Kunden den Markt gesteuert und ganz klar mit unseren Aktionen gezeigt dass Gratis > Bezahlt, nur leider lässt sich ohne Geld kein Spiel entwicklen und nun sind wir da angelangt wo niemand sein wollte; Gratis Spiele die versuchen einem zum kauf von MTs zu manipulieren welche im endeffekt absolut wertlos sind. Ein gutes Beispiel dazu ist "Clash of Clans".

22.12.2017
Répondre
User fumo

Oh man... ein Spiel ist erst dann "pay2win" wenn man sich das stärkste, für das gameplay relevante, Gegenstand nur für echtes Geld kaufen kann. Nicht schon nur weil man sich etwas kaufen kann den man sich auch erspielen könnte.

04.12.2017
User Irgendnebis

Nein ein "Pay2win"-Spiel entsteht dann wenn man sich einen Vorteil in einem Spiel mit Echtgeld erkaufen kann. Das ist hier ebenso der Fall gewesen(Ea hat ja den "Stecker" VORERST!!! geszogen). Der Spieler mit dem grösseren Portmonnaie hat hier die grösseren Chancen starke Item zu erhalten in dem bessere Lootboxen kauft. Somit sieht man dass die heutigen Spiele nicht mehr mit Skills entschieden werden sondern wie tief man ins Portmonnaie greifen will.

04.12.2017
User fumo

Solange der Vorteil erspielbar ist kann es kein p2w sein.

04.12.2017
User Anonymous

Ich habe schon nach der Story und ein paar stunden online Vader und Luke freigespielt. Dazu noch challenges gespielt und viele Credits erhalten damit dann Boxen gekauft. Habe gute Karten erhalten.
NEIN es ist nicht Pay2Win. Die Leute von heute sind nur Faul geworden und können mit Niederlagen nicht umgehen. Erwarten gleich die Besten Waffen und Charaktere. Dazu bekommt man höchstens eine "chance" also reine Lotterie was zu bekommst. Damit hat man nicht wirklich einen grossen Vorteil XD

05.12.2017
User siralos1

Keine ahnung ob sie das gepatch haben oder nicht.
Vor einpaar wochen brauchte man min. 49 std um luke oder vader frei zu schalten, da die tägliche belohnung für credits auch begrenzt gewesen ist.

05.12.2017
User Anonymous

Also 49h waren es bei mir nicht ^^
Alleine schon fast 20K Credits habe ich schon für die Solomission erhalten.
Dazu noch mind. 1000 weil ich Karten doppelt hatte und sie gleich wieder verkauft wurden.
Vader kostet 15K und Luke 10K.. so weit ich mich erinnern kann.

05.12.2017
Répondre