
Le Steam Controller, le rêve de tous les gamers PC sur canapé
Le Steam Controller est parfait pour les joueurs PC qui jouent depuis leur canapé. Des alternatives moins chères existent pour les autres.
Si vous ne vous êtes pas déjà inscrit sur la liste d’attente pour un Steam Controller, vous risquez de n’en trouver que sur des sites de revente pendant un certain temps. Et de payer plus. C’est ce que j’ai fait pour mettre la main sur mon exemplaire de test. En ce moment, Steam propose des délais de livraison à partir de 2027 et on ne sait pas encore quand Digitec/Galaxus proposera cette manette à la vente.
La manette reste hyper intéressante. Valve ne s’est pas laissée décourager par le premier Steam Controller, un projet ambitieux qui s’était soldé par un échec. La version 2.0 s’inspire du Steam Deck pour le design. Les deux pavés tactiles au milieu la rendent immédiatement reconnaissable. Et ce n’est pas la seule chose qui distingue le Steam Controller de la concurrence !
Un design original qui tient bien en main
Son poids me plaît immédiatement : avec ses 292 g, elle pèse dix grammes de plus que la DualSense de Sony. Le Steam Controller tient bien en main et j’apprécie son design original, même si quelques touches de couleur auraient été bienvenues.

Les poignées sont inclinées juste comme il faut et épousent parfaitement la forme de ma main. En revanche, les joysticks analogiques sont trop vers le milieu pour moi. Je joue de manière plus détendue avec une DualSense. Tout cela est très subjectif et dépend de la taille des mains et de la longueur des doigts. Les joysticks utilisent la technologie TMR, ils sont donc plus précis et plus résistants que ceux qui utilisent des potentiomètres. Le taux d’échantillonnage n’est en revanche que de 250 Hz, alors que de nombreux fabricants tiers optent déjà pour 1000 Hz pour des temps de réponse plus courts. Cela sollicite davantage la batterie, mais je ne joue pas assez pour sentir la différence. Les 35 heures d’autonomie du Steam Controller me paraissent suffisantes.
Les boutons ont un clic agréable, les points de pression et de déclenchement sont parfaits. Pourtant, la manette utilise une technologie à membrane et pas de micro-interrupteurs, comme c’est par exemple le cas de l’excellente Flydigi Vader 5 Pro. Les gâchettes offrent également un bon retour tactile et ne cliquettent pas comme ceux de la DualSense, qui figure malgré cela parmi mes manettes préférées. La taille, la hauteur et la résistance des trois touches de menu sont également parfaitement adaptées.
Les quatre boutons supplémentaires à l’arrière sont bien placés, mais leur résistance gagnerait à être plus élevée. Lorsque j’appuie sur les boutons du bas avec mon annulaire, je bouge généralement aussi un peu mon majeur et cela déclenche l’autre bouton.

La croix directionnelle n’est pas assez précise à mon goût. Mais comme je l’ai déjà précisé lors d’une discussion avec mon collègue Kevin, je joue de toute façon principalement avec les joysticks analogiques.
Le retour tactile s’appuie sur deux moteurs LRA. Sur le plan technique, le Steam Controller est à la hauteur de la DualSense. Mais cette dernière émet des vibrations nettement plus élaborées et dispose en plus de gâchettes adaptatives. Elle reste donc la leader incontestée de cette catégorie. Pour certaines fréquences, je préfère tout de même le Steam Controller qui offre des vibrations plus douces alors que la DualSense est parfois un peu trop agressive.
Le Steam Controller se connecte au PC soit par câble USB-C, soit à l’aide du Puck fourni qui s’aimante à la manette. Il embarque également un émetteur de 2,4 GHz pour la connexion sans fil, ce qui permet de réduire au minimum la latence en entrée. Sinon, j’utilise le Bluetooth.

Une prise casque 3,5 mm manque cruellement à la manette : je dois connecter mon casque au PC si je veux en utiliser un.
Fonctions spéciales
Mais on n’achète pas le Steam Controller pour ses quelques boutons supplémentaires et son design inhabituel. Les deux pavés tactiles sont l’atout phare de la manette. Ils n’ont rien à voir avec les pavés tactiles classiques des ordinateurs portables, puisqu’ils se basent sur un accéléromètre. Je déplace le curseur soit lentement, lorsque je dois sélectionner quelque chose avec précision, soit rapidement, lorsque je veux parcourir de longues distances. J’ai presque l’impression d’utiliser une souris à trackball. Sauf que dans ce cas, le trackball est un pavé plat. Je sens un léger retour lorsque je le manipule avec mes pouces.

Valve les a développés, car de nombreux jeux PC sont conçus pour être joués à l’aide d’une souris. Si vous avez déjà joué à un jeu conçu pour souris avec un joystick analogique, vous savez que c’est l’enfer. La manette a été dévoilée en même temps que la Steam Machine qui fait entrer les jeux PC dans le salon. Rares sont ceux qui veulent jouer dans un canapé avec un support pour souris et clavier, et encore moins, comme moi, en fabriquer un. C’est pour ça que le Steam Controller dispose de deux pavés tactiles.
Ils ne peuvent certes pas rivaliser avec une vraie souris, mais ils font très bien l’affaire pour jouer à des jeux PC classiques confortablement installé dans son canapé. Le jeu de stratégie fantastique au tour par tour Heroes of Might & Magic : Olden Era fonctionne parfaitement avec. Grâce à l’accéléromètre des pavés tactiles, je sélectionne rapidement et précisément mes unités pour les envoyer aux quatre coins du champ de bataille.

Dans les jeux de tir où chaque milliseconde compte, je préfère tout de même garder mon support pour jouer avec la souris et le clavier. Ça fait trop longtemps que je joue sur PC pour changer.
Parlons aussi des capteurs gyroscopiques qui permettent une commande par mouvement, à ne pas sous-estimer. Mon collègue Domagoj leur a déjà consacré une ode. Personnellement, je ne m’y suis jamais habitué. Je leur ai pourtant redonné une chance sur Subnautica 2. Le jeu ne nécessite pas de réflexes fulgurants, mais je trouve les joysticks analogiques tout de même trop mous. Si je veux voir si un poisson vorace me poursuit, il me suffit de glisser rapidement mon doigt sur le pavé tactile pour que mon personnage jette un coup d’œil derrière lui.
Le bouton du menu rapide situé au milieu de la manette offre une autre fonction géniale. En mode plein écran « Big Picture », il permet d’ouvrir un menu latéral contenant les paramètres d’affichage du fps, de mise à l’échelle de l’écran ou de la fonction d’enregistrement. Appuyer sur le bouton tout en bougeant le joystick analogique gauche permet de régler le volume. C’est hyper pratique.

Un couteau suisse baptisé Steam Input
Bon, d’autres manettes embarquent des capteurs gyroscopiques. Les seules caractéristiques propres à la manette Steam sont les joysticks analogiques capacitifs et les capteurs de pression intégrés dans les poignées. Pour les utiliser, je lance le menu Steam via le bouton Steam, puis j’accède aux paramètres de la manette. Valve a baptisé cet outil de configuration « Steam Input ». Ici, je peux personnaliser ma manette comme bon me semble.
Je peux, par exemple, configurer les boutons des joysticks analogiques de façon à activer la commande gyroscopique. Je peux ainsi activer cette dernière de temps en temps, lorsque je dois viser précisément un ennemi par exemple. Les menus circulaires s’ouvrent d’un simple effleurement des joysticks. Ensuite, je passe directement à la sélection en déplaçant le joystick. J’aimerais toutefois pouvoir régler leur sensibilité, ils sont trop rapides à mon goût.

Les capteurs des poignées sont plus fiables. Le Steam Controller sait si je tiens les poignées et avec quelle force. Cela offre donc une autre possibilité d’activer la visée gyroscopique. Je peux configurer mon jeu pour qu’il se mette automatiquement en pause lorsque je relâche une poignée. C’est parfait quand un jeu m’énerve tellement que je finis par balancer ma manette à travers la pièce. Valve a même prévu une petite surprise pour ce cas de figure : lorsque la manette tombe, elle émet le célèbre cri de Wilhelm.
Ce que j’apprécie le plus avec Steam Input, c’est que je n’ai que rarement besoin d’imaginer mes propres configurations de commandes. La communauté a mis au point d’innombrables profils pour presque tous les jeux que je peux activer d’un simple clic. La polyvalence de la manette prend alors tout son sens.

Comme le Steam Controller utilise Steam Input et non Xinput comme les autres manettes, elle ne fonctionne que de manière limitée en dehors de l’écosystème Steam. Pour contourner ce problème, j’ajoute les jeux souhaités sur Steam et je les lance à partir de là. Il existe aussi des alternatives logicielles, comme Scissor et Steamless Controller.
Bilan
Une manette géniale si vous en avez l’utilité
Le Steam Controller est la manette la plus polyvalente du marché. Ses exceptionnels pavés tactiles constituent une bonne alternative à la souris pour les jeux de stratégie et ceux qui ne nécessitent pas de réflexes rapides. Les boutons supplémentaires, les capteurs de prise en main et les joysticks analogiques capacitifs lui offrent une grande polyvalence. Grâce à Steam Input, je profite aussi de profils créés sur mesure pour chaque jeu par la communauté active Steam.
Les joysticks TMR sont un bon point, même s’ils sont désormais présents sur toute manette qui se respecte. Sur le plan technique, il existe certainement des manettes plus performantes et moins chères. Le retour haptique de la manette Steam ne rivalise pas avec celui d’une DualSense, même si les conditions techniques sont réunies.
Une manette, c’est quelque chose de très personnel. Elle doit être agréable à tenir. J’adore le design du Steam Controller et la façon dont elle s’intègre parfaitement dans l’écosystème Steam. J’aimerais juste que les joysticks analogiques soient plus écartés. Mais il n’existe pas meilleure manette pour le catalogue de jeux Steam, surtout si vous jouez depuis votre canapé.
Pro
- très polyvalente
- pavés tactiles précis
- les capteurs de prise en main et les joysticks analogiques capacitifs sont bien plus que de simples gadgets
- bonne prise en main
- super sensation au toucher
Contre
- pas de prise casque
- nécessite une solution de contournement pour les jeux non disponibles sur Steam
- les joysticks analogiques sont trop au milieu
Enfant, je n’avais pas le droit d’avoir de console. Ce n’est qu’avec l’arrivée du PC familial 486 que le monde magique des jeux vidéo s’est ouvert à moi. Aujourd’hui, je compense largement ce manque : seuls le temps et l’argent m’empêchent d’essayer tous les jeux qui existent et de remplir mon étagère de consoles rétro rares.
Nos expertes et experts testent les produits et leurs applications, de manière indépendante et neutre.
Tout afficher

