
Test de produit
Watt is love ! Sony BRAVIA Theatre Bar 6 à l'épreuve de la réalité
par Luca Fontana

Une nouvelle arme miracle est une fois de plus censée sauver le home cinéma : Dolby Atmos FlexConnect. Mais jusqu’à présent, la barre de son tant décriée ne meurt que dans les gros titres.
Le home cinéma s’invente une nouvelle révolution tous les deux ou trois ans. Cette fois, elle s’appelle Dolby Atmos FlexConnect et, à en croire la communication actuelle (en allemand), elle devrait rendre la barre de son définitivement obsolète.
Dolby lui-même formule la promesse de manière plus mesurée : une expérience home cinéma flexible, compatible entre différentes marques (en anglais), pour chaque pièce. Il existe pourtant un écart considérable entre cette promesse et ce que l’industrie propose lors du lancement.
Dolby aurait mis au point un système audio capable de calibrer automatiquement les enceintes à l’aide d’un microphone, quel que soit leur emplacement dans la pièce, et ce, bien mieux que ne le permettent les systèmes surround actuels. Le système doit en outre fonctionner avec toutes les marques et pouvoir évoluer par étapes, par exemple en passant de deux simples enceintes surround à une installation multicanal complète. À ce jour, LG (en allemand) et TCL (en anglais) sont les seules marques à proposer des appareils compatibles FlexConnect.
Ça me semble raisonnable. Cela dit, raisonnable ne veut pas dire révolutionnaire. C’est précisément là qu’il vaut la peine de marquer une pause : celles et ceux qui proclament la « mort des barres de son » et annoncent la prochaine « révolution du home cinéma » devraient d’abord dire clairement ce qu’ils reprochent aux barres de son actuelles.
Une barre de son Sony ou Samsung, par exemple, s’installe et se configure en quelques minutes seulement. Un ensemble surround bien coordonné fonctionne sans problème. Aujourd’hui, beaucoup se contentent d’installer leurs enceintes à la va-vite, d’appuyer une seule fois sur « calibrage » (quand ils pensent à le faire), puis de considérer que l’affaire est réglée. Personne ne se plaint d’un son virtuel de mauvaise qualité. Quant à celles et ceux qui continuent malgré tout à se plaindre, il s’agit généralement de passionnés irréductibles que FlexConnect ne réussira, de toute façon, pas à détourner de leur installation hi-fi.
FlexConnect ne doit donc pas seulement fonctionner. Il faut que ce soit tellement supérieur au statu quo qu’on en vienne à se demander pourquoi il faudrait encore le remettre en question.
Voyons donc ce que FlexConnect offre réellement à son lancement. Les premières enceintes compatibles de TCL fonctionnent exclusivement avec les téléviseurs TCL. Les appareils LG ne communiquent qu’au sein de l’écosystème propre à LG. La promesse d’une collaboration entre fabricants – LG avec TCL, Sony avec n’importe qui d’autre – n’existe pour l’instant que sur le papier.
D’un point de vue structurel, les fabricants n’ont guère de raison de changer cela. Les normes ouvertes vont de pair avec une concurrence plus forte, une fidélisation plus faible de la clientèle et des marges réduites. Pourquoi LG chercherait-il, de son propre chef, à pousser ses clientes et clients vers des enceintes TCL ?
Tenons-nous-en aux faits.
Premièrement : lors de son lancement, FlexConnect nécessite encore, dans la plupart des cas, une barre de son comme élément central. Ce n’est pas un détail, mais le fondement même de tout le système. Donc, si vous ne voulez pas de barre de son, vous êtes déjà hors jeu. On est loin de la « mort des barres de son », d’autant plus que Dolby lui-même présente FlexConnect sur son propre site Web (en anglais) en mettant en avant une barre de son comme produit de base.
Deuxièmement : comme je l’ai dit, les différentes marques ne communiquent pas entre elles, ce qui signifie qu’avec FlexConnect, on s’engage également dans un écosystème, exactement comme aujourd’hui.
Troisièmement : même FlexConnect ne peut pas complètement défier les lois de la physique. C’est d’ailleurs ce qui est admis dans la vidéo de HiFi.de ci-dessus. Une enceinte placée au mauvais endroit reste au mauvais endroit. Le logiciel parvient peut-être à corriger bien des choses mieux que jamais, mais pas tout. Si l’on veut vraiment un son de qualité, il vaut mieux bien positionner ses enceintes.
Ce sont là trois limites qui, prises ensemble, soulèvent une question simple : où est donc la révolution ?
J’écris sur la technologie comme si c’était du cinéma – et sur le cinéma comme s’il était réel. Entre bits et blockbusters, je cherche les histoires qui font vibrer, pas seulement celles qui font cliquer. Et oui – il m’arrive d’écouter les musiques de films un peu trop fort.
Vous lirez ici une opinion subjective de la rédaction. Elle ne reflète pas nécessairement la position de l’entreprise.
Tout afficher
Test de produit
par Luca Fontana

Test de produit
par Florian Bodoky

Test de produit
par Luca Fontana