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par Kim Muntinga

Chris "LeggoMyFroggo" Hackmann a travaillé pendant deux ans sur un projet dont personne n'a besoin et qui, justement pour cette raison, est fascinant : Il a transformé une véritable Game Boy Color jouable en une montre-bracelet de 38 millimètres.
Parfois, les choses les plus étranges naissent de la poursuite cohérente d'une idée. Chris Hackmann, connu sur YouTube sous le nom de «LeggoMyFroggo», a réduit la Game Boy Color de 1998 à la taille d'une smartwatch. Son «Time Frog Color» est une montre inhabituelle qui joue à des jeux Game Boy Color classiques dans un format minuscule. L'astuce est que Hackmann ne mise pas sur une simple solution logicielle, mais reste techniquement aussi proche que possible de l'original.
Hackmann n'est pas un inconnu dans la communauté du modding. Il y a quelques années, il a présenté le «Frog Boy Color», un Game Boy Color dans un boîtier Game Boy Advance au format paysage, suivi de l'ultra-compact «Tad Boy Color». Le «Time Frog Color» est à la fois la suite logique de cette série et son chapitre le plus absurde.
Avant même de prendre en main un fer à souder, Hackmann s'est imposé trois conditions. Premièrement, la montre devait utiliser le processeur original du Game Boy Color. Deuxièmement, elle devait pouvoir lire des cartouches physiques. Troisièmement, elle devait afficher l'heure même lorsqu'elle est éteinte. Sinon, ce n'était tout simplement pas une montre.
Ces restrictions que nous nous sommes imposées ont rendu le projet beaucoup plus compliqué qu'il n'aurait dû l'être. Une émulation sur du matériel moderne aurait été plus évidente. Mais Hackmann voulait le véritable processeur Sharp SM83 du Game Boy Color, sa RAM vidéo et sa mémoire système, le tout sur un circuit imprimé sur mesure qui tiendrait dans un boîtier de 38 millimètres.
Le problème technique central était la sortie de l'image. La puce GBC originale émet un signal RVB parallèle qu'aucun écran moderne adapté aux montres ne peut traiter. Hackmann a résolu ce problème avec un Raspberry Pi RP2040, qu'il décrit comme «Poor Man's FPGA»: Le microcontrôleur traduit le signal d'image parallèle dans un format que l'écran couleur de 1,12 pouce de la montre peut comprendre.
Hackmann a fraisé le boîtier dans un alliage d'aluminium 6061 et l'a ensuite fait anodiser dans un violet caractéristique : une allusion directe à l'indigo de la Game Boy Color originale. Les dimensions sont considérables : la «Time Frog Color» est logée dans un boîtier de montre de 38 millimètres et, avec 15 millimètres, elle est inhabituellement épaisse. A titre de comparaison, une grande Apple Watch a une hauteur de boîtier de 46 millimètres, mais reste nettement plus plate avec environ 10 millimètres.

Hackmann a refusé de recourir à une carte SD contenant des fichiers ROM. Plutôt que des copies numériques, il voulait des cartouches physiques, même si celles-ci paraissent totalement absurdes par rapport à la montre.
Sa solution : il a développé des circuits imprimés miniaturisés qui s'insèrent dans un slot M.2. Hackmann n'utilise délibérément que le facteur de forme compact utilisé dans les ordinateurs portables pour les SSD NVMe, mais pas leur électronique. Les minuscules cartes électroniques contiennent la puce ROM d'origine ou au moins compatible avec le jeu en question. Pour démontrer le fonctionnement, Hackmann a choisi «Pokémon Gold», qui a fonctionné sans problème sur la montre.
Cette décision a un coût physique direct : le slot de la cartouche occupe tellement de place dans le boîtier qu'il n'était plus possible d'y loger une batterie.
La solution de Hackmann au problème de la batterie est aussi créative que déconcertante. Il a moulé la batterie directement dans le bracelet en silicone et l'a reliée au boîtier de la montre via un circuit imprimé flexible. Il reconnaît lui-même que ce n'est pas idéal d'un point de vue thermique et de sécurité, mais il estime que le risque est acceptable tant que l'on ne joue pas en même temps que l'on charge la montre.

Les commandes sont situées sur les côtés du boîtier. Sur l'un des flancs se trouvent un pavé directionnel et le bouton d'alimentation, tandis que sur le flanc opposé se trouvent quatre boutons dits "face" pour A, B, Start et Select. Vous ne contrôlez donc pas la montre comme un Game Boy, mais vous appuyez sur les côtés. Hackmann lui-même décrit l'expérience de jeu comme «moins qu'optimale». Au vu des minuscules touches et de la position inhabituelle de la main, cela semble presque poli.
Hackmann a mis environ deux ans pour faire passer la «Time Frog Color» de la première esquisse à la montre finie. Le résultat reste plein de compromis : La montre n'émet pas de son, car les composants nécessaires sont arrivés trop tard. L'écran est minuscule, la durée de vie de la batterie est courte, l'utilisation est compliquée

Hackmann le résume lui-même sèchement : sa montre est une Game Boy Color avec une expérience utilisateur moins bonne, une durée de fonctionnement plus courte et une raison d'être «juste devant Mac and Cheese avec ketchup». Néanmoins, il finit par porter à son poignet une Game Boy Color jouable - du moins techniquement parlant.
Hackmann a annoncé qu'il publierait tous les plans de construction, schémas de câblage et fichiers sur GitHub dès qu'il aurait terminé la documentation. Pour ceux qui souhaitent reproduire le projet, il faudra s'armer de patience, non seulement en raison de sa complexité, mais aussi de son coût. Les consoles Game Boy Color d'occasion atteignent aujourd'hui des prix de plus de cent dollars, et l'artisanat nécessaire en électronique, usinage CNC et fabrication de circuits imprimés requiert une certaine expérience.
Mes intérêts sont variés, j'aime simplement profiter de la vie. Toujours à l'affût de l'actualité dans le domaine des fléchettes, des jeux, des films et des séries.
Du nouvel iPhone à la résurrection de la mode des années 80. La rédaction fait le tri.
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