
Dans les coulisses
Le multicouche sous un nouvel angle : l’impression 3D gagne du terrain
par Daniel Borchers

Pendant des années, mon imprimante 3D m’a tellement frustré que j’ai fini par la mettre au placard. Mais grâce à la Bambu Lab P2S, l’impression 3D n’est plus un calvaire.
En 2021, je me réjouissais de la sortie de mon ancienne imprimante 3D, la Creality Ender 3 V2. Mon enthousiasme fut toutefois de courte durée : trop d’entretien et une utilisation trop complexe m’ont fait passer l’envie de m’en servir. Pas étonnant que je l’aie désignée comme mon gadget flop de l’année 2024.
À la fin de cette même année, j’ai retenté l’expérience avec l’imprimante SLA Saturn Ultra d’Elegoo. Après avoir pu l’essayer, j’ai malheureusement constaté qu’elle était défectueuse, alors que j’en avais besoin de toute urgence pour un projet. J’ai donc suivi les conseils de la communauté et je me suis acheté la P2S de Bambu Lab. Après quelques essais, je suis entièrement conquis.

Passer de l’Ender 3 V2 à la P2S, c’est un peu comme passer d’une Golf IV bringuebalante à une ID.3 moderne. Les progrès techniques sont tellement impressionnants qu’ils forcent l’enthousiasme.
Si la P2S et l’Ender 3 V2 ne jouent pas dans la même catégorie de prix, la différence au niveau de la prise en main n’en reste pas moins frappante. Le P2S me guide tout au long de la configuration initiale via mon smartphone et son écran. Fini les heures passées à fouiller sur Reddit et à regarder des tutos YouTube qui expliquent pourquoi ma première impression échoue.
Avec l’Ender 3 V2, le simple fait de mettre à niveau la plateforme d’impression était tout un art, sans compter qu’il fallait le refaire après chaque période prolongée d’inutilisation de l’imprimante. À cela s’ajoutent des réglages tels que l’avance de pression et les débits, que je devais déterminer à tâtons.
Vous êtes perdu ? Aucun souci, la P2S s’occupe de tout ça automatiquement. La plateforme d’impression se calibre elle-même et le débit s’ajuste pendant l’impression. Résultat : une réussite dès le premier essai. Après tant d’années de galère, j’ai l’impression d’assister à un tour de magie.
Je l’avoue : je n’ai jamais vraiment aimé utiliser l’Ender 3 V2. J’avais envie de me mettre à l’impression 3D, mais cette imprimante était une source constante de frustration. Chaque essai commençait par des problèmes et se terminait soit par une impression ratée, soit par des heures passées à chercher la cause du problème. Même si j’aime bien bricoler, je préfère le faire sur mes projets que sur une imprimante.
Avec la P2S, tout est différent. Je télécharge un fichier dans Bambu Studio et j’envoie la tâche d’impression à l’imprimante, puis je vais me faire un café. À mon retour, la pièce finie se trouvera sur la plateforme d’impression. Bon, en général il me faut plutôt plusieurs cafés, car mes impressions sont assez grandes, mais je n’ai pas besoin de surveiller l’imprimante, et je n’ai pas de mauvaises surprises. Je peux suivre l’impression sur mon ordinateur ou mon smartphone en accédant à la caméra de la P2S.

L’entreprise Bambu Lab a entièrement repensé l’impression 3D, et on peut dire que ça se ressent.
J’étais sceptique au début, mais l’écosystème fermé de Bambu Lab a fini par me convaincre. C’est vrai qu’on est plus lié au fabricant qu’avec Creality et Cie, mais en contrepartie, tout fonctionne à merveille.
Bambu Studio fonctionne comme slicer, le contrôle se fait via l’application, et l’intégration à l’imprimante est très fluide. Tout s’imbrique à la perfection sans correctifs, astuces diverses, ni expérimentations nocturnes sur le firmware.
Si vous achetez une autre imprimante Bambu, vous bénéficierez de flux de travail identiques avec le même écosystème, le même logiciel et la même logique. On ne l’apprécie vraiment qu’après avoir essayé différents fabricants et différents logiciels de découpage.

Si on m’avait dit il y a trois ans que j’écrirais un jour un article aussi enthousiaste sur Bambu Lab, ça m’aurait fait bien rire. La P2S m’a prouvé que j’avais tort.
Oui, cette imprimante coûte plus cher que mon ancienne Ender 3, mais pour la première fois depuis bien longtemps, je n’ai plus besoin de me battre avec. Rien que pour ça, ça vaut le coup de payer plus cher.
Si vous envisagez de vous lancer dans l’impression 3D, ou si, comme moi, vous vous y adonnez depuis un certain temps et que vous vous demandez si la P2S vaut le coup : oui à 100 %. Mon seul regret est de ne pas avoir investi plus tôt.
La technologie et la société me fascinent. Combiner les deux et les regarder sous différents angles est ma passion.
Vous lirez ici une opinion subjective de la rédaction. Elle ne reflète pas nécessairement la position de l’entreprise.
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