
Apple TV arrive dans l'abonnement Sky Show Premium – sans frais supplémentaires !
Les abonnés à Sky Show Premium bénéficieront dès la mi-septembre d'un service de streaming supplémentaire : Apple TV sera intégré sans frais additionnels.
Encore un service de streaming ? Cette fois, par exception, non. Du moins, pas nécessairement. À partir de la mi-septembre, Sky Switzerland intègre le catalogue complet d'Apple TV dans son abonnement Premium. C'est ce qu'a annoncé Sky par voie de communiqué de presse. Les personnes payant déjà pour Sky Show Premium auront ainsi accès aux séries Apple telles que « Severance », « Silo », « Slow Horses » et « Ted Lasso ».
Sky Show regroupe déjà des séries et des films de divers studios et chaînes. L'offre comprend notamment des productions HBO comme « House of the Dragon », « The Last of Us » et « The White Lotus », des Sky Originals comme « The Day of the Jackal », ainsi que des films disponibles sur le service peu de temps après leur sortie en salle. À cela s'ajoutent plus de 20 chaînes de télévision payante linéaires. Avec Apple TV, ce bouquet s'enrichit désormais d'un catalogue de streaming complet supplémentaire.
Sur le plan financier, c'est tout à fait intéressant. Sky Show Premium coûte normalement 24,90 francs par mois, et après six mois, le prix de fidélité de 20,90 francs s'applique. Apple TV seul coûte actuellement 10,90 francs par mois. Ceux qui sont déjà abonnés aux deux services pourront donc économiser l'abonnement Apple séparé à l'avenir.
Un abonnement, deux services de streaming – ou presque
Sky Show et Apple TV ne fusionnent toutefois pas totalement. Sky parle d'une intégration « app-in-app » : les contenus Apple pourront être trouvés directement via Sky Show, mais ils seront ensuite lus dans l'application Apple TV. L'abonnement Premium est requis ; Sky n'annonce pas cette intégration pour Sky Show Light et Standard.
Ce partenariat est également intéressant car il correspond assez précisément à la stratégie que le directeur de Sky Suisse, Eric Grignon, m'avait décrite lors d'un entretien à la fin de l'année dernière. À l'époque, Sky était confronté à une situation délicate : HBO Max était lancé en Suisse, menaçant ainsi de voir le fournisseur dont les séries avaient marqué Sky pendant des années voler de plus en plus de ses propres ailes.
La réponse de Grignon à cela : Sky doit se diversifier. Au lieu de dépendre de studios individuels, l'entreprise souhaite rassembler différents fournisseurs sous un même toit. « Nous voulons servir d'intermédiaire. Curer. Rester agiles », m'avait-il dit à l'époque. Et plus concrètement : « Nous travaillons sur une véritable agrégation, c'est-à-dire ‹ un prix, beaucoup de contenus ›. »
Avec Apple TV, cette vision devient désormais quelque chose de très concret.
Le bon vieux pay-TV est-il de retour ?
Cette évolution a quelque chose d'ironique. Pendant des années, le marché du streaming s'est fragmenté en éléments de plus en plus petits. Netflix par-ci, Disney+ par-là, Apple TV, HBO Max, Paramount+ et tous les autres. Quiconque voulait suivre plusieurs grandes séries finissait par collectionner les abonnements de streaming comme d'autres collectionnent les vignettes Panini.
Aujourd'hui, le mouvement inverse semble s'amorcer : les fournisseurs regroupent à nouveau les services de streaming en bouquets plus larges. Au fond, nous sommes en train de réinventer, dans une certaine mesure, le bon vieux pay-TV, mais avec des applications au lieu de chaînes de télévision. Pour Sky, Apple TV est donc bien plus qu'un simple contenu supplémentaire. C'est une brique essentielle dans le plan de Grignon visant à transformer Sky d'un service de streaming classique en un agrégateur de streaming. Fin 2025, il m'avait promis : « Sky Show ne va pas rétrécir, mais grandir. »
Près d'un an plus tard, on peut dire que Sky a, au moins, tenu cette promesse.
J’écris sur la technologie comme si c’était du cinéma – et sur le cinéma comme s’il était réel. Entre bits et blockbusters, je cherche les histoires qui font vibrer, pas seulement celles qui font cliquer. Et oui – il m’arrive d’écouter les musiques de films un peu trop fort.
Du nouvel iPhone à la résurrection de la mode des années 80. La rédaction fait le tri.
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