

Nothing Phone (4b) : un smartphone superflu
Le Nothing Phone (4b) se montre plus abordable que le (4a), au prix de quelques concessions sur les fonctionnalités. Cela dit, l’avantage tarifaire est trop modeste pour renoncer, entre autres, au téléobjectif.
Avec le Nothing Phone (4b), Nothing propose une alternative plus abordable à son très convaincant Phone (4a). Cependant, l’écart de prix de seulement 30 francs est trop faible pour justifier des concessions sur les performances, la luminosité de l’écran, la vitesse de recharge et la qualité de l’appareil photo ; d’autant que, dans les faits, cette différence disparaît souvent.

Le glyphe reste, l’écran s’assombrit
Sur le plan esthétique, le Phone (4b), avec son dos monobloc, se rapproche davantage du Phone (4a) Pro que du Phone (4a). Le choix du plastique renvoie toutefois à un matériau plus abordable. Dans l’ensemble, le design est moins voyant que ce à quoi Nothing nous a habitués. Le fabricant n’a pas renoncé à la Glyph Bar, composée de six carrés totalisant 63 mini-LED. Grâce à différents jeux de lumière, elle vous signale par exemple qui vous appelle ou quelle application vous a envoyé une nouvelle notification.

Les différences par rapport au modèle (4a) sont à peine perceptibles sur l’écran AMOLED de 6,77 pouces. À l’œil nu, 0,1 pouce de différence ne fait aucune différence. Avec 2344 × 1080 pixels contre 2720 × 1224 pixels sur le Phone (4a), la différence de définition reste à peine perceptible. Seule la zone visible d’une page Web est légèrement réduite.
La baisse de luminosité est quant à elle notable : 600 cd/m² au lieu de 800 en mode standard, 1200 cd/m² au lieu de 1600 en mode haute luminosité. Même si l’image affichée sur le Phone (4b) reste bien lisible en plein soleil, le Phone (4a), plus clair, est plus agréable pour les yeux. Pour protéger l’écran, Nothing a opté pour le verre Dragontail Pro, reconnu pour sa résistance aux rayures, plutôt que pour le Gorilla Glass 7i, plus répandu et théoriquement mieux armé contre les chutes.

Un appareil photo en moins
Nothing a choisi de se passer de téléobjectif sur le Phone (4b). Avec un grossissement de × 3,5, le zoom numérique ne fait pas office d’alternative sérieuse, comme l’illustre la comparaison avec le téléobjectif du Phone (4a).
Comme les longueurs focales des appareils photo principaux diffèrent, les recadrages obtenus au zoom ne sont pas identiques ; voici donc aussi un détail de la prise de vue. La différence de qualité plaide en faveur du (4a).

Les appareils photo ultra grand-angle sont les mêmes sur les deux modèles, et les appareils photo principaux offrent chacun 50 mégapixels. Le Phone (4b) dispose d’une ouverture légèrement plus grande (f/1,8) et d’un capteur d’image plus petit (1/2,76 pouce). La focale correspond à 28 mm en équivalent plein format (35 mm). Sur le Phone (4a), l’ouverture est de f/1,9, le capteur mesure 1/1,57 pouce et la focale équivalente est de 24 mm. Il en résulte une différence notable au détriment du Phone (4b), surtout dans l’obscurité.

À l’avant, Nothing réduit certes la résolution de moitié, à 16 mégapixels, mais se rattrape avec un capteur d’image légèrement plus grand. Au niveau de la qualité, je ne vois aucune différence entre ces selfies. Pour une utilisation mobile ou un partage sur les réseaux sociaux, l’appareil photo frontal du Phone (4b) offre une qualité d’image suffisante.

Des performances plus modestes, une batterie plus généreuse
Afin de réduire les coûts, Nothing a doté le Phone (4b) d’un chipset moins puissant que celui des modèles 4a : le Snapdragon 6 Gen 4. Ce smartphone n’est disponible que dans une unique configuration : 8 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage. Avec la norme UFS 2.2, la mémoire se montre plus lente que celle du Phone (4a), doté de l’UFS 3.1, même si la différence ne se ressent vraiment qu’en cas d’usage intensif au quotidien. Il en va de même pour les performances globales du smartphone. Les benchmarks permettent de mesurer des écarts d’environ 10 % au niveau des performances du processeur et d’un peu moins de 30 % pour les performances graphiques.
À noter également : le Phone (4b) embarque le Bluetooth 6.0, alors que le Phone (4a) reste limité au Bluetooth 5.4. Cela dit, ces améliorations ne sont pas essentielles.
La batterie du Nothing Phone (4b), d’une capacité de 5200 mAh, est légèrement plus puissante et tient 18 heures et 39 minutes lors du test d’autonomie de PCMark, avec une luminosité de l’écran réglée à la moitié. Avec sa batterie de 5080 mAh, le Phone (4a) n’atteint que 17 heures et 18 minutes d’autonomie. Le seul véritable atout de ce smartphone plus cher réside dans sa recharge plus rapide : jusqu’à 50 watts, contre 33 watts pour le modèle (4b).

Le Nothing Phone (4b) reprend, comme tous les smartphones actuels de Nothing, le bouton Essential placé sur le côté gauche. Il permet d’enregistrer des captures d’écran et des notes vocales dans l’Essential Space, où une intelligence artificielle les trie et vous aide à garder une vue d’ensemble. En ce qui concerne les logiciels et les outils d’IA, il n’y a aucune différence par rapport aux modèles a. Il en va de même pour les trois mises à jour d’Android et les six années de mises à jour de sécurité. Cependant, TikTok, Instagram et Facebook y sont préinstallés, ce que Nothing ne fait que depuis cette année. Il est toutefois facile de les supprimer. Le Nothing Phone (4b) embarque Nothing OS 4.1, basé sur Android 16, dès sa sortie d’usine.
Bilan
La différence de prix est trop faible
Nothing Phone (4b) : une sortie inutile ? Sans être un mauvais smartphone, le Phone (4b) souffre d’un écart de prix trop limité avec le Phone (4a) pour vraiment valoir le détour. À ce prix-là, c’est surtout l’absence de téléobjectif qui me dissuade d’opter pour le modèle le moins cher. Le chipset moins performant, l’écran plus sombre, la mémoire plus lente et la vitesse de chargement réduite constituent de légers inconvénients.
Au final, le fait que le Phone (4b) dispose d’une autonomie légèrement supérieure et soit équipé du Bluetooth 6.0 n’y change pas grand-chose. Je choisirais quand même le Phone (4a).
Pro
- bonne autonomie
- Bluetooth 6.0
Contre
- pas de téléobjectif
- vitesse de chargement lente

Lorsque j'étais à l'école primaire, je m'asseyais dans le salon d'un ami avec de nombreux camarades de classe pour jouer à la Super NES. Aujourd'hui, je mets directement la main sur les dernières technologies et les teste pour vous. Ces dernières années, j'ai travaillé chez Curved, Computer Bild et Netzwelt, et maintenant chez Digitec et Galaxus.
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