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Pourquoi je me suis énervée avec une smartwatch Tiger Rome

Je reconnais qu’il existe de belles smartwatches sur le marché, mais je n’avais jusqu’à présent encore jamais eu l’idée de m’en procurer une. Et pourtant, me voici avec une Tiger Rome au poignet.

Si je vois de plus en plus d’hommes, mais aussi de femmes, porter des smartwatches, je n’en voulais pas en avoir une pour autant. Lire mes messages sur mon smartphone me suffit amplement. Téléphoner sur une smartwatch me semble farfelu. À part James Bond, qui réussit à parler à son poignet sans avoir l’air cinglé?

Ces temps, j’arbore aussi une smartwatch au poignet et je peux déjà vous le dire: mon test ne me les fait pas aimer pour autant.

Le modèle que je teste se nomme Tiger Rome. Je n’ai pas sauté au plafond quand notre rédacteur en chef Dominik Bärlocher, auteur des photos de cet article, a mis la boîte sur mon bureau. D’habitude loquace, il s’est contenté de me dire qu’il ne me donnerait pas plus d’informations sur la montre.

Challenge accepted. Google me renseignera.

D’où vient cette montre?

Je me pose cette question avant même de commencer mes recherches sur Internet. Son nom et son logo me disent quelque chose… ça me revient quelques heures plus tard: les appareils de la marque d’outils de navigation Falk se nomment Tiger Geo, et leur logo est très similaire. Évidemment, l’utilisateur moyen ne le sait pas, mais on s’y connaît chez digitec.

Le gestionnaire de projet m’apprend ensuite que les Tiger sont produites par l’entreprise DASQ Electronics GmbH, une filiale de United Navigation GmbH, à laquelle appartient aussi la marque Falk.

Dominik m’a-t-il mis une montre conçue pour les activités en plein air entre les mains? Ce serait cool!

Par contre, la montre en elle-même a l’air moins sympa. Elle ressemble à une montre pour hommes. En discutant avec mes collègues de la rédaction, j’apprends que les hommes trouvent qu’elle a l’air d’une montre pour femmes, et que les femmes trouvent qu’elle a l’air d’une montre pour hommes...

Une chose est sûre: elle est massive. Un coup d’œil à ses fonctionnalités me confirme aussi que ce n’est pas une montre conçue pour les activités en plein air.

Le premier problème apparaît avant même que je la passe à mon poignet

Son bracelet argenté beaucoup trop grand pour mon poignet. J’ai l’habitude de pouvoir régler la taille de mes autres bracelets relativement facilement grâce à une petite pièce qui se trouve sous le fermoir, mais la Tiger Rome n’en a pas. Le fermoir ne bouge pas d’un poil. C’est moi qui n’y comprends rien, ou quoi? Je consulte le mode d’emploi (eh oui, certains le font) et je constate que le bracelet doit être ajusté par un horloger.

Par chance, c’est l’ancien métier d’un de nos collaborateurs, qui se moque de moi tout en soulevant le fermoir à l’aide d’un canif avant de le serrer simplement sur mon poignet.

Ce cadran donne un air plus féminin à la montre, mais elle en possède quatre autres.

Le problème suivant

La montre est enfin à mon poignet. Le bracelet n’est ni très confortable ni remplaçable.

Je dois la connecter à mon smartphone via Bluetooth. Super, comme si la batterie de mon iPhone ne se vidait déjà pas à vitesse grand V... Elle ne fonctionne pas sous Android, mais sous un autre système d’exploitation de Tiger. En tapotant les icônes, je remarque que le logiciel n’a pas été conçu pour un écran rond. Dommage que personne n’y ait pensé.

À peine connectée, ma montre sonne. Sa sonnerie est plus forte et agaçante que celle de mon vieux téléphone. Je regarde mon téléphone; personne ne m’appelle. Je me tourne vers la montre; connexion Bluetooth interrompue. Ah, d’accord. Le smartphone est juste à côté, mais bon, ça peut arriver.

«Livia, ta montre t’appelle de nouveau.»

Même si je l’ai mise au mode silencieux, la montre continue de sonner régulièrement. Je laisse tomber pour le moment et je la déconnecte de mon smartphone pour qu’elle arrête de nous énerver, mes collègues et moi.

Le week-end, montre au poignet, je pars marcher en montagne avec une collègue. Nous nous rendons sur le Mont Pilate. Comme je veux la tester sérieusement, je réactive la connexion Bluetooth. Évidemment, elle se remet à sonner. La connexion péclote souvent. Dans le train, c’est mission impossible. Ma collègue commence à s’énerver, car nous dérangeons les autres passagers. Nous essayons d’éteindre la sonnerie et n’y parvenons qu’avec (cette application disponible dans l’App Store ou dans le Google Play Store), qu’on peut télécharger sur son smartphone pour examiner les données. La montre a une fonction «Anti Lost», ce qui veut dire qu’une alarme s’active dès que le téléphone s’éloigne trop d’elle. On peut même paramétrer le rayon maximal. Il nous a fallu la désactiver complètement pour que la montre se taise enfin. Elle m’aurait été utile quand on m’a volé mon smartphone.

Le podomètre ne démarre bien sûr pas de lui-même

Nous nous attaquons aux pentes raides de la montagne. Après quelque temps, je me demande combien de pas j’ai faits, mais la montre n’en affiche aucun. Super. La fonction de podomètre doit être démarrée manuellement, encore aurait-il fallu que je le sache.

Alors que nous atteignons enfin le sommet quatre heures plus tard, j’aimerais savoir quel est mon rythme cardiaque. La montre me donne des valeurs différentes à chaque mesure, avant de se stabiliser à la troisième ou à la quatrième tentative.

Et la batterie dans tout ça?

Selon le fabricant, la batterie tient trois jours. Je ne sais pas comment ce chiffre a été calculé, mais si je connecte la montre via Bluetooth, je dois la recharger quotidiennement. Sinon, elle se vide au bout de deux jours.

La Tiger possède une fonction «Smart Activate» qui allume l’écran lorsque des mouvements sont détectés. Je l’ai désactivée, car elle bouffe énormément de batterie et l’écran s’est allumé toute la nuit.

Tous les autres aspects qui m’énervent

La montre est équipée d’un moniteur de sommeil. Génial, non? Non. Tout ce qu’il fait, c’est d’arrêter le temps lorsque j’appuie sur «Start» et «Stop». Il me dit toujours que j’ai bien dormi. Un matin, j’ai oublié de l’éteindre, et ma montre m’a annoncé que j’avais (bien) dormi 17 heures, alors que je m’étais déplacée comme à l’ordinaire durant ma journée. Un moniteur de sommeil? J’appelle plutôt ça un chronomètre, moi.

La montre est relativement facile à manipuler; son menu a été conçu de manière logique. Par contre, ce qui me dérange beaucoup, c’est qu’il ne réagit pas aux simples tapotements. Je dois vraiment appuyer dessus. Mes doigts sont fins, pourtant je me suis retrouvée un nombre incalculable de fois au mauvais endroit.

Une application dédiée à la montre fournit quelques fonctions supplémentaires telles qu’un affichage des données collectées sous forme de graphiques. La montre calcule le nombre de calories que je consomme en se basant uniquement sur mon nombre de pas quotidiens. Je me rends au bureau à vélo mais ça, elle s’en fiche.

Les analyses de l’application. L’activité fait référence au nombre de pas. Les valeurs du moniteur de sommeil sont fausses sur l’application, mais correctes sur la smartwatch.

Le haut-parleur

Lorsque la montre est connectée au smartphone, je peux répondre à un appel. J’ai testé deux fois cette fonction. Tout a bien fonctionné, mais il ne me viendrait pas à l’idée de l’utiliser sérieusement. Je dois de toute manière toujours avoir mon smartphone sous la main. Peut-être s’il sonne caché tout au fond de mon sac, mais même là... Pas question de parler avec mon poignet et de mettre mon correspondant sur haut-parleur.

Quand j’ai voulu écouter de la musique à mon bureau, la montre la fait retentir dans toute la pièce, sans doute parce que j’avais connecté mes écouteurs Bluetooth à mon smartphone juste avant. J’ai trouvé ça inutile.

Les quelques avantages de la montre

Certains aspects m’ont tout de même plu, ne soyons pas injustes:

  • Le chargement sans fil
  • La durée de charge d’environ 35 minutes
  • Le réveil et ses sons agréables
  • Tous les messages reçus sur le smartphone fidèlement affichés sur la montre

Si le fabricant améliorait certains points, comme le podomètre, le moniteur de sommeil, la connexion Bluetooth, les commandes et le calcul de la consommation de calories, la Tiger serait nettement meilleure. Le problème se situe donc plutôt du côté du logiciel. Le matériel est de bonne qualité. L’écran n’a qu’une légère égratignure au bout de deux semaines de test. Je suis contente que rien de pire ne soit arrivé; vu sa taille, je l’ai cognée contre tout et n’importe quoi. Son boîtier est stable.

Mon résumé

Comme vous l’aurez deviné, je ne m’achèterais pas cette montre.

Ses sonneries m’ont vraiment énervée. La vitesse à laquelle la batterie s’est déchargée dès que la montre était connectée à mon smartphone m’a dérangée, et j’ai été déçue par la lenteur de l’écran. La montre est certes proposée à un prix abordable, mais ses performances ne m’ont clairement pas suffi. J’estime pouvoir exiger d’une smartwatch qu’elle soit «smart», mais ce n’est malheureusement pas le cas de la Tiger.

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Faire des expériences et découvrir de nouvelles choses font partie de mes passions. Tout ne fonctionne pas toujours comme prévu et il arrive quelquefois que quelque chose se casse. Sinon, je suis accro aux séries et je ne peux plus me passer de Netflix. En été, on me trouve le plus souvent dehors au soleil – au bord du lac ou à un festival de musique.

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